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 Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]

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Cecilia Iole Mentina
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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Sam 27 Déc - 18:57

C’était ce qu’elle craignait, cet homme n’avait rien d’humain et ses armes n’avaient aucun effet sur lui. Il fallait qu’elle trouve une alternative rapidement si elle souhaitait vraiment en venir à bout. L’ambrée leva les yeux vers le ciel et se mit à soupirer, il ne lui restait plus beaucoup de solutions mais elle ne comptait pas baisser les bras. En tout cas, le fait que ce squelette se focalise exclusivement  sur le roux lui facilitait la tâche. Il commençait à la sous-estimer et cela allait lui être fatal. Ce n’était pas avec quelques os brisés qu’il allait s’en sortir, oh que non.

Tout était au final beaucoup trop calme car un nouveau danger s’avança vers le village. Détournant la tête sur le côté gauche, la sonate put voir ces monstres surgir de nulle part, prenant part au même carnage que leurs prédécesseurs. Décidément, ils allaient de surprise en surprise et elle commençait à se demander ce qui allait encore leur tomber dessus dans les minutes qui suivaient. Les monstres marchaient en direction de la place mais par chance, tous passèrent à proximité d’elle, comme s’ils ne l’avaient pas vu. Un sourire s’afficha sur le visage de la jeune femme qui voyait de cette chance une opportunité de retourner la situation entre ce squelette et le jeune roux. Elle savait qu’elle devait agir vite, surtout qu’il avait été blessé par l’une des attaques de leur adversaire et qu’elle ne savait pas pendant combien de temps il resterait debout.

Plaçant ses dagues dans leurs étuis, l’alchimiste prit une nouvelle fois son arc et posa son genou gauche au sol histoire d’avoir un appui. C’était une chance inédite et elle devait la saisir coûte que coûte. Sa main droite se faufila au niveau de son carquois pour en déloger une flèche qu’elle arma sur l’arc. Certains dodongos passaient à proximité d’elle et elle espérait au fond qu’ils ne tentent pas de l’attaquer par surprise, ce qui ferait échouer sa tactique. L’ambrée prit une grande inspiration et guetta le moment opportun avant de décocher sa flèche. Ces petits monstres se baladaient partout sur la place, ils n’avaient pas l’air d’avoir remarqué sa présence, ni même celle du squelette et du roux. Lorsque l’un d’entre eux s’approcha du squelette, au point d’être à quelques centimètres de son pied droit, la jeune femme laissa filer sa flèche dans sa direction. La lame vint se loger dans la tête du dodongo, provoquant par la même occasion une explosion. Avec de la chance, cette explosion pourrait lui rompre les os de la jambe et ainsi le mettre à terre, facilitant grandement le combat.

Profitant de cette diversion, Cecilia se leva rapidement et une fois son arc rangé, elle se précipita vers les deux combattants. Aucune arme ne fonctionnait sur ce colosse mais il y avait une multitude d’éléments autour d’elle qui pouvait lui prêter main forte. Utilisant sa magie pour accélérer ses mouvements, elle s’approcha de la claymore que l’étranger avait perdue quelques minutes avant suite au coup que lui avait asséné le squelette puis la ramassa. Autant tout tenter, cette lame était bien plus solide et lourde que celle d’une dague, elle aurait sûrement plus de chances de le blesser avec cela. L’ambrée se dirigea une nouvelle fois derrière son adversaire et vint frapper de toutes ses forces au milieu de son dos. Cette fois-ci, ça passait ou ça cassait.

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Llanistar van Rusadir
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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Sam 27 Déc - 20:38

« Ah… On se sent mieux. »

Après quelques instants d'apaisement, Llanistar lui adressa son plus beau sourire et se pencha pour l'embrasser, profitant que leur escorte galopait encore à leur poursuite, de l'autre côté de la colline. Les deux dignitaires royaux avaient pris l'habitude de s'isoler des soldats pour profiter un peu de cette intimité que leur permettait leur voyage dans la plaine sauvage. Cette fois ci, ils s'étaient même amusés à galoper jusqu'à gagner assez d'avance pour pouvoir s'octroyer un plaisir coupable. Le général le sentait, là plus que jamais ; il n'aimait rien plus que de pouvoir profiter de son amour pour Orpheos, et la cour royal le lui interdisait. Cette situation devenait de plus en plus difficile à vivre, à mesure que ses sentiments se renforçaient. Néanmoins, chaque fois qu'il pensait à cesser de se cacher, sa mémoire se chargeait de lui rappeler que c'était un rêve d'enfant, indigne d'un homme responsable. Partout, les amants comme le chancelier et lui seraient considérés au mieux avec dédain, le plus souvent avec hostilité. Et toujours le couperet de la sentence tomberait, en vertu de l'accusation la plus absurde qui soit : sacrilège. Comme si les dieux s'intéressaient encore aux hommes !

Un son de sabots battant la terre lui fit pousser un soupire las mais Llanistar se résigna à retrouver une allure de général et pris une dernière fois Orpheos dans ses bras avant que le monde entier et ses lois ne revienne peser sur leurs épaules, à travers le regard de quelques soldats.

A cet instant, où ils se relevaient, les amants remarquèrent une fumée anormalement sombre monter au dessus des contrefort de la montagne du péril, collines entourant le village Cocorico. Un ensemble de cris enragés, de hurlements de paniques et de fracas guerrier se fit entendre, renforçant l'intuition que Llanistar sentait poindre dans son esprit. Le coupable revient toujours sur les lieux du crime, lui avait on appris. Il était logique que Ganondorf cherche à attaquer à nouveau un lieu qu'il avait déjà frappé deux fois... Mais le général ne pensait pas qu'il le ferait aussi vite.


« Llanistar… Je serai plus rapide. »

Le nordique se mordait les lèvres, jurant intérieurement contre lui de n'avoir pas été assez prévoyant ni assez rapide. Si il avait avancé son voyage d'une simple semaine, le village aurait été préparé à toute attaque et sa défense renforcée. Le stratège aurait tout fait pour éviter cela. A présent, il devait gérer une situation de crise... Et voir son amant foncer dans la mêlée. Car Llanistar savait bien que rien ne retiendrait Orpheos si ce dernier préférait prendre les devants. Il s'entendit répondre, la mort dans l'âme et la peur au ventre,

« Je sais. Vas-y. »

Lui même remonta en selle et se résolu à attendre ses soldats, dont le galop s'approchait. Après tout, il était général et la sécurité du royaume reposait sur lui. Si il se jetait dans le chaos et s'y trouvait blessé, Llanistar mettait en péril tout ce qui avait été bâti en un an. Le regard fixé vers les collines et une silhouette mouvante qu'il adorait tant, il ajouta dans un soupire,

« Prends garde à toi, mon amour. »

Sous le général, Anthem s'ébroua comme pour tenter de le rassurer. Llanistar eut un sourire triste et crispé par l'angoisse, en flattant l'encolure de sa monture. Finalement, son escorte le retrouva, quinze de ses meilleurs soldats qui avaient déjà compris ce qui se passait et suivirent leur général dés que ce dernier piqua des talons et s'élança aussi vite qu'il le pouvait à la suite du chancelier. Si il était arrivé un malheur, le nordique savait qu'il ne se le pardonnerait pas.
* * *

« Capitaine, la situation ! »

Le soldat se retourna vers lui, le visage éclairé comme si il venait de voir un ange en plein enfer. Aussitôt, il approcha et fit au cavalier un rapport concis mais suffisant. Les Dragmire avaient attaqués, avec des membres importants du clan, des gérudos particulièrement impitoyables et même une armée de morts, relevés depuis le cimetière. A cause de la nuit, on ignorait d'où ils étaient venus mais Ganondorf lui même avait été aperçu, se dirigeant vers le volcan. Divers sujets du royaume étaient déjà en train de contrer l'attaque et la garnison essayer de son mieux de contenir l'assaut.
Llanistar garda le silence quelques instants, tentant au mieux d'établir une stratégie. La présence du seigneur du désert l'inquiétait plus que tout autre élément de la situation, puisque cela signifiait qu'on était loin du simple raid comme le village en avait déjà subi deux fois. Finalement, il déclara d'une voix forte afin d'être entendu,


« Soldats, priorité à l'évacuation ! Faites sortir tous les civils du village et assurez vous qu'il ne leur arrive rien ! Une fois cela fait, attaquez vous aux assaillants les plus proches, ne vous aventurez pas sur les hauteurs de la montagne ! Les gorons sauront la défendre. »

En vérité, Llanistar n'y croyait rien, mais il préférait sauver des innocents de chair que de roche. Les premiers étaient plus fragiles que les seconds, et le général goûtait peu l'inaction des gorons dans la guerre qu'il menait depuis des mois. Si l'événement devait les faire réagir, tant mieux !
Du regard, le nordique se mit à la recherche de son amant, mais en vain. Tout au plus pouvait il observer au loin la silhouette immense d'un stalfos qui semblait particulièrement puissant. Il remarqua également le masque des factieux criminels de Rédemption d'Ambre, ou qu'importe leur nom. L'oeil mauvais, il se résolu à les laisser combattre. Peut être se montreraient ils utiles cette fois.

Tandis que la foule des villageois se pressait en direction des portes, Llanistar se résolu à avancer vers le chaos. Un certain nombre de bâtiments brûlaient déjà et le vacarme de la guerre couvrait tout : les cris, les choc des armes, le grondement des flammes s'accompagnaient d'odeurs infectes, de sang et de chair brûlée. En plus de cela, la puanteur de la mort envahissait chaque rue, à mesure que les cadavres revenus avançaient. La rage guerrière naquit et grandit, dans les tripes du général. Ce à quoi il assistait pourrait être son échec. Il le refusait.
Brusquement le nordique tira son cor et souffla dedans aussi fort qu'il le put. Aussitôt, il entendit quinze épées sortir de leurs fourreaux. Ce son fut reconnaissable sans être familier des champs de bataille. Ca n'était pas le grognement de l'acier mais bien le chant clair et beau d'un métal encore plus noble : l'argent. Car le général avait bien appris de sa défaite à la forteresse. L'argent saurait terrasser les morts pour de bon, comme l'acier ne l'avait pu.

Et alors que sur la place centrale du village se regroupaient un certain nombre de cadavres, Llanistar chargea. Anthem poussa un hennissement puissant et parti au triple galop, aussitôt suivit par les autres chevaliers. Tous criaient à la colère et à la vengeance, pour Hyrule et sa princesse.



Citation :
« Il n'est point chose plus belle en ce monde qu'une ligne de chevaliers en armure brillante, montant fort puissants étalons, lancés au coeur du combat et donc la force et l'élan pourrait désarçonner une montagne de la Terre elle même. »

Theosis d'Ekarem, historien royal


Lorsque Llanistar vit enfin Orpheos, il poussa un soupire de soulagement en observant que ce dernier ne semblait pas blessé. Mais ce fut alors que des créatures inconnues que tous semblaient fuir s'approchèrent du chancelier et le menacèrent. Poussant un rugissement, le général piqua des deux et lança sa monture à vive allure. Visiblement les chevaux haïssaient ces immondices, car sitôt arrivé à la hauteur du premier, Anthem lui expédia un violent mais précis coup de sabot qui l'envoya percuter un mur proche.
Conscient qu'il mettait son cheval en danger, Llanistar descendit aussitôt et le fit repartir vers l'entrée du village, où il serait en sécurité. Avec une précision digne d'un sculpteur d'ivoire, le nordique esquiva une violente morsure d'un autre lézard et, dans le même mouvement, abattit férocement son épée en argent dans l'oeil de son agresseur, lui transperçant la mâchoire et lui ôtant la vie. Aussitôt, il vint se placer devant Orpheos, faisant rempart de son corps. Le chancelier lui exposa son projet d'emprunter le chemin du péril, ce à quoi le nordique abdiqua. Le village était sans doute assez défendu, il valait mieux purger le mal à sa source. Mais avant cela, ils avaient des lézards à éliminer. Llanistar déposa rapidement un baiser presque volé sur les lèvres de son amant et lui demanda avec un sourire complice,


« Prêt à combattre comme un seul homme ? »

Leur entraînement secret allait pouvoir payer.

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Saria
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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Sam 27 Déc - 21:22

Rester dans la forêt Kokiri devenait de plus en plus insupportable. Elle aimait se balader dans les bois, voir les autres kokiris s’amuser entre eux ou jouer de l’ocarina tout en pensant à son ami, la peur de voir le mal débarquer la hantait toujours. Le souvenir de cette journée où la forêt brûlait lui revenait sans cesse en mémoire, et savoir que le mal avait gagné la forteresse gerudo ne la rassurait guère. Elle ne pouvait pas rester dans la forêt à faire la spectatrice alors que ses amis combattaient pour sauvegarder ce beau pays. Néanmoins, que pouvait faire une simple sage sur un champ de bataille, et surtout une kokiri ? Assise sur un tronc d’arbre, elle porta son ocarina à ses lèvres et commença à jouer comme elle le fait souvent lorsqu’elle a besoin de se sentir seule. La musique adoucit les mœurs, peut-être permettra-t-elle à la sage de prendre une décision sur ce qu’elle devait entreprendre.

De retour chez elle, la kokiri s’approcha d’un coffre et l’ouvrit avant de fouiller un peu histoire de voir ce qu’il y avait à l’intérieur. Mettant des noix mojos, quelques vivres et rubis dans son petit baluchon, elle en profita pour prendre une petite cape qu’elle posa sur ses épaules puis coinça son lance-pierre au niveau de sa ceinture. Sa décision était prise, il fallait qu’elle rencontre les autres sages pour discuter de la situation actuelle. Elle n’avait pas prévu de partir bien longtemps et Mido pouvait s’occuper sans grande difficulté de la forêt kokiri. Avant de partir, elle se rendit chez lui pour expliquer son point de vue. Comme toujours, son ami n’avait pas l’air d’accord avec ce qu’elle affirmait mais il savait pertinemment qu’il ne pourrait pas la faire changer d’avis. Il lui confia un bouclier mojo et une épée pour se défendre, même si elle espérait que son chemin soit tranquille jusqu’à sa première destination : le mont du péril. Hâtant le pas, elle sortit rapidement du village, histoire d’éviter d’inquiéter une énième fois les kokiris : ils n’avaient pas besoin de savoir qu’elle était une nouvelle fois seule dans la plaine.

Elle avait eu la bonne idée d’acheter un poney la dernière fois qu’elle s’était rendue au bourg d’Hyrule. L’animal était totalement libre dans les bois perdus et la kokiri allait lui rendre visite quelques fois. Posant sa main sur son museau, elle lui murmura quelques paroles avant de s’installer sur son dos et de commencer son long voyage. La route allait être longue et elle le savait. Les jours passèrent, les haltes étaient rares, seulement lorsque l’animal avait besoin de se reposer ou de manger. Elle aurait tout le loisir de se poser convenablement une fois que le village Cocorico serait atteint, elle n’était pas rassurée de rester aussi longtemps dans la plaine d’Hyrule entre les monstres qui apparaissaient la nuit ou même les brigands ou autre.

Le voyage prit en partie fin. Arrivée au village Cocorico, Saria descendit de l’étalon avant de le laisser s’éloigner vers la plaine. Elle savait que lorsqu’elle aurait besoin de lui, l’animal reviendrait sans problème pour l’aider à retourner à la forêt Kokiri. Epuisée par toute la route qu’elle avait faite, la sage décida de se rendre dans une auberge, les rubis qu’elle avait emmené lui permettant de prendre une chambre pour qu’elle puisse se reposer avant de commencer l’ascension du mont du péril pour rejoindre le village Goron. La nuit n’était pas encore tombée mais la fatigue eut raison d’elle et à peine s’était-elle couchée sur son lit que Morphée l’emporta.

Il fallait croire que les pressentiments de Mido étaient fondés. Un énorme bruit la tira de son sommeil au bout de quelques heures. Sursautant dans son lit, Saria se leva brusquement et regarda autour d’elle. Il y avait des cris et d’autres sons étranges qui semblaient venir de dehors. S’approchant du lit afin de poser ses pieds au sol, la sage s’approcha de la fenêtre et après avoir pris une grande inspiration, elle ouvra la fenêtre puis les volets. Qu’elle regretta très vite ce geste car sa première vision fut celle du brasier qui commençait à dévorer les maisons, suivie de celle de ces femmes rousses et de ces squelettes ravageant tout sur leur passage. Les gardes tentaient tant bien que mal de protéger les villageois et de repousser ces assaillants mais ils étaient très vite déborder avec ce nombre d’attaquants. Agrippant rapidement son lance-pierre et quelques graines mojos, elle tenta de viser quelques gerudos mais cela eut le simple effet d’attirer l’attention dans sa direction.

Ne pouvant rester davantage ici, la kokiri prit toutes ses affaires et se précipita à l’extérieur de l’auberge. Le champ de bataille était bien présent, ce n’était pas une place pour elle mais elle refusait d’être une nouvelle fois une simple spectatrice. Elle allait apporter son aide comme elle le pouvait. Même si le destin n’avait pas l’air d’accord, preuve à l’appui avec cette femme sortit de nulle part et qui lui suggérer de rentrer chez elle, Saria constata que la montagne commençait à s’agiter. Les gorons ne savaient sûrement pas ce qu’il se tramait au village, il était donc primordial d’aller les prévenir, quoi qu’en pensent les grandes personnes.

Grâce à sa petite taille, la kokiri se faufila entre les combattants et les dodongos et progressa en direction du portail menant au mont du péril. Il était peut-être encore temps de prévenir ses amis gorons que le mal rôdait autour de leur village et qu’il ne devait pas rester impuni.

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Negus Dragmire
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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Dim 28 Déc - 2:42

Os, Feu et Ténèbres.

Les Os.
Le choc contre l'homme aux cheveux de feu avait été une réussite. Maintenant, il était à sa merci. L'homme semblait souffrant, encore quelques instants et il sera débarrassé de lui.
Mais le destin en avait décidé autrement et lui ferait payer son manque d'attention. A trop sous-estimer ses adversaires, il n'avait pas aperçu l'arme qu'avait envoyé la tireuse de flèches. C'est celle-ci que le Ceald utilisa pour perforer la colonne du Monstre. Cependant, la chance avait sourit à la bête d'os. La distance qui séparait la créature de l'homme guerrier suffisait à l'épargner. La lame ne pénétra l'os que d'une quinzaine de centimètres plus loin. Bien heureusement, il ne ressentait pas la douleur. Un homme commun n'aurait pu endurer un tel coup.

Le Stalfos claqua sa mâchoire. Il n'avait pas apprécié ce coup, et voilà que son adversaire enchaînait. Il s’agrippa à sa colonne pour le faire céder.  Le Géant d'Os se débattait, il ne se laisserait pas briser aussi simplement, mais la chute était inévitable. Le voilà à terre. Aucun temps mort pour l'abomination, la lanceuse de dague s'était désormais armée d'un arc. Maudits soient les lézards qui venaient désormais fouler le village, ceux-ci venaient d'arriver et bien qu'ils n'avaient pas prêté attention au Stalfos, ils passaient près de lui. Il suffit d'une flèche pour exploser la bestiole et avec, le pied de l'abomination.
Le Stalfos Colossal se sentait perdu.

Din l'aurait abandonné ? L'affrontement se terminerait ainsi ? Il est encore trop tôt.

La jeune femme avait déjà saisit l'arme de son allié et fonçait sur Negus, prête à lui frapper le dos.


« Assez duré. »

Le Stalfos ne pouvait éviter ce coup, et s'il était placé sur sa colonne, ce serait terminé pour l'être d'Os, de ténèbres et de feu.

*Skrrrak*

L'immondice avait légèrement pivoté sur la droite. Le coup fut porté sur la cotte d'os du mort, la fracturant.

Le feu.
Celui-ci jaillit des entrailles du mort-vivant lorsque la lame lui écrasa sa cotte d'os. La jeune femme payerait enfin pour son affront. Avec un peu de chance, les flammes brûleront sa peau. Mais le Démon d'Os ne se demanda pas si cela avait eu un impact sur l'alchimiste qu'il se redressa immédiatement, à l'aide de sa lame, qu'il utilisa comme appui, telle une béquille. Une fois sur un pied, il réduisit en miette les restes de ce qu'il lui restait de pied droit.
Il prit ensuite appui sur le seul arbre de la place et redressa sa lame tout en pointant le visage de l'inconnue masquée à l'aide de celle-ci. Il enchaîna avec un coup d'estoc, et avant même d'avoir constaté les effets de son attaque, il s'élança sur la femme au masque félin pour tenter de l'enlacer tout en la plaquant au sol. S'il réussissait, ce serait une étreinte mortelle. Brûlante et enflammée.  

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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Dim 28 Déc - 3:42

Ses doigts glissaient bien plus qu'il ne le souhaitait. Les sourcils de l'Hylien se fronçaient, tandis qu'à quelques pieds de son flanc, à peine, brûlait une masure. Les flammes consumaient le village, ses demeures, son essence. Il grogna, enfonçant un peu plus le talon de ses bottes dans la terre, si piétinée qu'elle se changeait en boue. Son genou s'ancra également dans la vase, quand il renversa sa tête en arrière, les yeux fermés et les dents plus grinçantes que jamais. La sueur roulait dans ses paumes, humidifiant ses bras et ses mains autant que celles du gamin qu'il tentait tant bien que mal de tirer des décombres d'une maison. La poutre qui écrasait le dos de l'enfant nourrissait encore le brasier alors que le vent battait les cendres de plusieurs de ses proches. « P'tié ! Aidez-moi ! » Gémit le garçonnet. Ses avant-bras, blancs il y a encore une heure, s'étaient colorés. Tantôt du même noir que celui de ses cheveux, là où la chair calcinée mourrait sous l'incendie, tantôt d'un rouge écrevisse qui n'était pas plus rassurant. Le vagabond laissa échapper un grognement sourd, alors qu'il sentait le petit glisser. Il ne le laisserait pas tomber. Puissent les Déesses elles-même se mettre entre lui et le gamin – vieux de quatre ou cinq printemps, tout au plus – qu'il ne le lâcherait pas pour autant. Le feu commençait à lécher sa tunique, rougeoyait et faisait briller le terreau cramoisi comme le cuir bouilli qui le chaussait.

Le petit commençait à pleurer, quand l'Enfant-des-Bois laissa échapper un râle. Ses lèvres se descellèrent sans qu'il ne l'eut souhaité ; et sans qu'il puisse y faire quoique ce soit. Sans attendre, conscient qu'il ne pourrait demeurer ainsi des heures durant, le blond joua sur ses jambes : pliées comme elles étaient, elles offraient une détente qu'il fit valoir. Le bambin se rapprocha aussi subitement que lui ne se relevait. Sous le ventre de l'enfançon le bois roula, avant de trembler. « Milles épées brisées... — » Souffla-t-il, alors que son regard épousait le pan de charpente qui se détachait. Le morceau de chêne brulait du feu de dieu et chutait droit sur le garçon. « TIRE-TOI DE LÀ ! » Hurla-t-il alors, tirant un coup sec sur les bras du garçonnet, avant de le lâcher aussitôt. Dans le même mouvement, l'Hylien se jeta dans les décombres et réceptionna tant bien que mal la poutrelle qui se désolidarisait des fondations. Les flammes lui embrassaient les bras.

Le môme ne s'extirpa pas des ruines. Pas immédiatement, du moins. Sa petite main monta jusqu'à son oeil gauche, alors qu'il s'égosillait de douleur. Le feu avait dévoré un pan de sa gueule, quand Link ramena sa main jusqu'à la ceinture du petit. Dans un grognement, il souleva la quarantaine de livres que pesait le petit et le projeta loin. Aussi loin qu'il le pouvait. Le bois incandescent mordait sa tunique, rôtissait sa chair. Il peinait à tuer le cri qui lui rouait la gorge aussi bien qu'une masse n'aurait su déboiter sa mâchoire. Lançant son avant-bras à l'assaut du poids de feu et de sève qui l'enfonçait dans la fange et les décombres, il tâcha de s'en débarrasser. Le léger collier que Flora avait accroché autour de son cou, lors de la première attaque sur le village, brillait d'une lumière douçâtre, quand un boulet de canon s'enfonça dans sa hanche. « Uhgn... ! — » Cracha-t-il tant bien que mal, alors qu'il s'envolait droit vers la droite, avant qu'une maison ne l'arrête dans son début de course. « Foutredieu... — » Pesta l'Hylien, sonné mais indemne. Sitôt que les flammes avait cessé de courir le long de son bras, sitôt qu'il avait été arraché au brasier, il s'aperçut que la chaleur l'avait quitté, sans que cela n'affecte son bras. S'appuyant sur les éboulis qui pavaient le lit sur lequel il était tombé, il se redressa. Son regard fila vers le gamin, sans parvenir à le trouver. De toute évidence, il avait fuit.

Un dodongo se jeta sur lui et c'est alors qu'il comprit ce qui l'avait projeté. Levant le bras comme s'il avait voulu gifler un gosse un peu turbulent, le blondin laissa la bête avancer jusqu'à lui, avant de cogner lourdement de son gantelet de cuir clouté. L'animal percuta son bras, déviant de sa course jusqu'à atterrir entre deux buches qui crépitaient sous les braises de la maison du gamin. L'explosion fut puissante, illuminant le ciel d'une vive lumière orangée, à la manière des couchers de soleils qu'il aimait à contempler avec Flamboyante, plus jeune. Link renifla bruyamment, le regard de givre porté loin devant, avant de se mettre en marche. Pendant un temps, il s'était mis en recherche de la Prêtresse, sans parvenir à la trouver, avant que Llanistar ne lui fasse savoir son désir de le retrouver « dans les plus brefs délais ». Le général souhaitait, manifestement, qu'il soit présent à ses côtés le temps d'un retour sur les défenses de Cocorico et sur les hommes qui occupaient ses murs. Le nordique avait eu plus de flair que lui, ce jour-là.

Sans un mot, le Sans-Lignage s'engagea dans les ruelles les moins fréquentés de la Cité au pied de la Montagne. Les villageois fuyaient, tout autour de lui, pleurants ou criants des mots qu'il ne parvenait à comprendre. Au fond cela importait peu : le simple sens qu'ils prenaient le renseignait tout autant sur la provenance du danger. Portant la main à son dos, le Fils-de-Personne tira sa lame, conservant le pavois de Belle comme une carapace. Il doutait en avoir besoin dans l'immédiat. A sa ceinture pendait la sacoche, récemment acquise à la Citadelle d'Hylia, dans laquelle sommeillait quelques unes des babioles qui ne le quittaient plus que rarement. Continuant de fendre la foule désespérée, il ne tarda pas à déboucher sur une petite placette rectangulaire, mise à sac par les Gérudos de Ganondorf. Au centre trônait un large bassin, couronné d'une de ces fontaines qui faisait la fierté du Fief d'Impa, où se côtoyaient bordels, dépravés et jardins privés. Les portes de différentes bâtisses avaient été forcées, voire défoncées. Les rares échoppes qui avaient un jour occupé la place avaient été brisées. Çà et là, les cadavres des moins chanceux, ou des moins rapides, s'amoncelaient. Un festin pour corbeaux et un écho aux flammes quand les cieux se teintaient de rouge. Un rouge de poussière et de sang.

"Comme on se retrouve... —" Souffla-t-il, tandis que l'enfer polaire qui couvait dans son regard venait caresser le faubourg. La seconde suivante voyait une Gérudo se jeter sur lui, lance en avant. Il pesta, agacé. Les lances, piques et autres tridents demeuraient les armes les plus pratiques pour tenir un épéiste en respect. Ses jambes se fléchirent légèrement tandis que d'un bref moulinet il se chauffait le poignet. Ancrant son pied gauche aussi fermement qu'il lui était possible de le faire, il s'en servit comme d'un pivot quand la pointe de fer s'approcha de trop. D'un bref mouvement du bras, il percuta la hampe de la lance du plat de sa lame, forçant la jeune femme à lever son arme, comme si elle cherchait à chasser les astres et les nuages. Emportée par son élan, la rousse poursuivit néanmoins sa course. D'un coup de coude entre les omoplates, Link l'envoya la tête la première dans un étal de fruits qui s'effondra sous son poids. La femme n'était pas morte, loin de là. Il doutait même de lui avoir brisé ne serait-ce qu'un avant-bras, mais empêtrée comme elle était entre la charpente, les pastèques, pommes, oranges et les planches, elle ne risquait pas de se relever dans la minute. Les yeux de givre de l'Hylien rencontrèrent ceux de vairon des Larmes du Clan. C'était elle, qu'il prétendait retrouver un instant plus tôt. Sans la quitter du regard, il trempa la pointe d'Excalibur dans les flammes montantes qui dévoraient les restes d'u comptoir. Le feu lécha l'acier sacré avant de grimper dessus, comme deux danseuses dansant un boléro endiablé, ardent et flamboyant. Immédiatement, les femmes de Swann se postèrent entre leur Lionne et lui-même. Piques et cimeterres le prirent en joue, dans un silence de mort.

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Abel Del Naja
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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Lun 29 Déc - 4:59

-Venez, je vous attends…

La voix étouffée par le masque, Abel fixait son regard vers le toit tout en maintenant son corps parfaitement tendu, aux aguets, prêt à bondir dès le moindre assaut ou le moindre bruit suspect. Viendraient-elles le chercher directement dans la maison ou tenteraient-elles quelque chose de l’extérieur ? Au vu des pouvoirs de la première femme, celle qu’Abel avait immédiatement attaquée, il penchait plutôt pour la seconde option et s’attendait à voir des pics de glace venir de l’extérieur.
Et il eut raison. De monstrueux pics glacés vinrent se planter dans le toit, formant un ensemble de stalactites meurtrières, qui firent bondir Abel en arrière. Mais l’attaque ne s’arrêta pas là : un formidable brouhaha s’abattit sur la maison, puis en un instant, des éclairs vinrent faire s’effondrer le toit sur elle-même.

Ces bonnes femmes le sous-estimaient tant ! Lui, le grand Del Naja !
Le masque du Passe-Muraille s’activa…


Le toit s’effondra dans un boucan qui dut résonner contre les flancs de la montagne, et dans un nuage de poussière qui occulta brièvement les foyers d’incendie les plus proches. La bâtisse d’Impa n’était plus ; les murs eux-mêmes n’avaient pas tenu. Abel, cependant, venait tout juste de traverser ce qu’il en restait sans souffrir d’aucune blessure, et se trouvait désormais à l’extérieur dans le nuage de poussière. Il discernait à peu près leurs silhouettes, c’était le moment pour les attaquer par surprise…
Mais un autre genre de surprise vint devancer la sienne, car soudain, le village s’emplit d’un nouvel ensemble de bruits. Des feulements de bêtes féroces. Abel eut juste à tourner la tête pour regarder une meute de bébés Dodongos se ruer vers plusieurs combattants. Quel ne fut pas son plaisir de regarder ses deux ennemis être attaquées à leur tour ! Sauraient-elles se débarrasser de ces animaux stupides mais sans pitié ? Abel avait eu vent que l’on devait utiliser de bombes contre eux.

Les bombes…

A bien y réfléchir, mais aussi à se souvenir de ce que deux des combattants masqués venaient d’emporter jusque sur le chemin du péril, cinq minutes plus tôt, Abel eut une idée horriblement fourbe. Il préférait le contact direct dans un combat, mais face au présent surnombre des forces royales écrasant les Dragmires, face également à l’ouverture créée par l’arrivée des Dodongos, et surtout face au plaisir que sa dernière idée lui procurait d’avance, il décida de mettre son nouveau plan d’attaque en exécution. Après tout, cela lui fabriquerait un souvenir fort amusant !

Profitant de passer inaperçu grâce au nuage de poussière qui retombait, et surtout grâce à l’attaque des bébés Dodongos qui occupèrent l’attention des deux combattantes, Abel accourut vers un petit magasin de bombes voisin - en abandonnant momentanément ses deux rapières dans un coin. Un cadavre de garde gisait devant la porte. Quant à l’intérieur sens-dessus-dessous de la boutique, il ne trouva évidemment plus qu’une partie de la marchandise normalement exposée. Si l’incendie atteignait la maison, toutefois, il faudrait s’attendre à une explosion provoquée par toutes les bombes restantes. Abel l’espérait, en tout cas.
Le noble se saisit d’une des bombes exposées dans l’étagère située derrière le comptoir, et sortit sans attendre de la boutique à moitié dévalisée. Il aperçut la femme aveugle du coin de l’œil, dont l’aura captait toujours son attention, mais sa cécité l’empêcha à coup sûr de savoir ce qu’Abel pouvait trafiquer. Ni même qu’il était un ennemi, d’ailleurs.

Repérant ensuite ses deux adversaires au loin, toujours aux prises avec les bébés Dodongos, Abel rasa les murs dans la nuit, le plus discrètement possible, jusqu’à ce qu’il trouve des restes en bois d’une maison en train de brûler. Ceux-ci se consumaient encore vivement sur l’herbe. De sa main gauche, Abel tendit alors la bombe vers le foyer du feu, alluma la flammèche, et se mit à détaler vers les deux guerrières masquées en la portant à bout de bras -il préféra laisser les deux épées derrière lui à ce moment précis.

Ce n’était plus qu’une question de secondes. Alors que les deux femmes combattaient toujours les créatures Dodongos, Abel se jeta entre elles et vint pratiquement se coller à la plus proche de lui : l’encapuchonnée qu'il n'avait pas encore attaquée. A travers leurs masques respectifs, leurs regards se croisèrent, et…


-…Badaboum.

Le pouvoir du masque s’activa une fraction de seconde avant que la bombe n’explose tout proche de la femme visée, et que l’objet ne passe à travers les doigts dématérialisés d’Abel. Les Dodongos furent sûrement emportés dans le souffle enflammé qu’il traversa grâce au masque, avant qu’il reprenne consistance une nouvelle fois plus loin, hors de portée, et qu’il surveille attentivement le moindre premier geste que feraient les deux combattantes.

Récupérant ses deux épées en les tenaillant par la lame au creux de sa main droite, quand sa main gauche s'empara d'une lance abandonnée par quelconque soldat ou Gérudo, Abel partit vite se poster sur un toit qui n’avait pas encore pris feu, prêt à poursuivre le duel. Puis, dès qu’il vit l’une des deux guerrières masquées bouger -la femme aux pics glacés- Abel jeta rageusement la lance sur le sommet de son crâne. Sans lui laisser aucun répit, le noble s’élança alors dans les airs, puis il plongea tête la première sur son ennemie afin de lui trancher quelque membre, muni de ses rapières…

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Abigaïl
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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Jeu 1 Jan - 18:07

« Abi'. T'entends ? »

Le roux cessa momentanément de nouer la lanière qui permettait à son armure de tenir à son mollet pour lancer un regard interrogateur à Ad', son frère d'armes et colocataire. Celui-ci avait les yeux rivés à la fenêtre, l'air alerte. Pourquoi l'interrompait-il ? Il n'était jamais en retard, mais la relève n'allait pas tarder, il devait se dépêcher de rejoindre la garde descendante pour commencer à son tour sa patrouille nocturne - raison pour laquelle il se préparait si minutieusement, d'ailleurs... Cependant, l'inquiétude monta chez le soldat, alors qu'il observait l'air grave de son compagnon de vie. Celui-ci avait rarement le visage aussi sombre. Il plissa des yeux, à son tour, le visage tourné vers l'extérieur, et écouta. Si ténu, de là où ils étaient... Mais... Des cris de guerre se faisaient entendre au loin. Alerte ! Quelqu'un s'égosillait au loin. Alerte ! Aler-

Plus rien.

Le sang d'Abigaïl ne fit qu'un tour. Il s'empressa de finir son équipement ; ne lui restait plus que quelques ajustements, et il serait fin prêt pour toutes les éventualités. Les idées fusaient dans son esprit, mais il s'empressa de faire le tri : nul besoin de paniquer, il comptait sortir dans tous les cas. Quelque chose lui disait que sa patrouille risquait de très mal se finir, pour lui comme pour les autres. Mais il était décidé à défendre la ville qui a fini par devenir la sienne.

Ni lui ni Ad' n'avaient été présents, lors du premier raid de Cocorico par les Dragmires. A l'époque, ils venaient tout juste de quitter la Citadelle pour un voyage dans le Sud. Un bref retour au pays natal, dépourvu de tout incident (hormis la brève maladie de la soeur cadette du soldat, Lysabel, qui s'en remettait à peine lorsqu'il la quitta à nouveau pour retourner en milieu urbain.)
Si Cocorico était bel et bien attaqué une seconde fois, ils étaient prêts à donner sa vie pour elle.
Il était prêt.

Il se redressa, vérifia que son armure était solidement ajustée sur toutes les parties de son corps, puis il se tourna pleinement vers Ad'. Il regrettait un peu les ordres qu'il allait lui donner, mais ils n'avaient pas le choix.


« Réveille Nesreen dans sa chambre, et partez tous les deux. Prend Grison 'vec toi. »

Son ami s'emporta au quart-de-tour, visiblement vexé de ne pas pouvoir faire partie du combat. Il ouvrit la bouche, l'air nettement indigné, mais le garde ne lui laissa pas le temps de tergiverser et coupa court à ses protestations en continuant directement : « Je sais que tu te bats très bien, et Nesreen aussi. Mais c't'une réfugiée Gérudo, réfléchis. Je vais pas tuer les siens sous son nez, j'vais pas lui dire de les tuer sous l'mien, et faut la surveiller, sinon elle va rien écouter. Comme toi. » Têtus comme des mulets, pas un pour rattraper l'autre. Mais tant pis. Tout comme Ad' avait fini par devenir son frère de sang, il avait fini par s'attacher à la Gérudo qu'il hébergeait momentanément chez lui, jusqu'à ce qu'elle puisse retrouver sa Reine du Désert.

Il s'équipa avec empressement mais d'une main ferme de Trancheloup, son épée, en attachant le fourreau à sa taille. Puis ses yeux pers transpercèrent ceux, ocre, de l'ex-assassin devenu apothicaire. « J'vous demande pas de fuir. J'te demande d'aller aider l'évacuation. Si c't'une attaque, faut vite emmener les autres en sûreté. Embarque les voisins, ça va être la panique, ils auront besoin d'un type pour les rassembler. A toi de voir si c'est le Mont ou la Plaine le plus sûr, en sachant que la nuit... » Il ne finit pas sa phrase, le temps de s'armer de son bouclier rond, aux emblèmes de la Reine. Sa dague de parade resta soigneusement attachée à sa ceinture, pour le moment ; elle ne pourrait pas le protéger des flèches perdues, et pour l'instant, sa priorité était d'aller retrouver le capitaine de garde du village.

« Tu ne prends pas Grison ? La cavalerie aura besoin de toi. »

Son heaume. Qu'il était bête. A croire que la panique le gagnait, lui aussi. Il retira prestement son bouclier pour pouvoir enfiler le casque, puis il reprit son instrument de protection, d'une main assurée. Prêt au combat. Il ne regardait même plus son ami tant il était concentré sur sa tâche. Mais toujours attentif à ses propos, il répondit immédiatement : « Ca tient pas comme tactique. Je charge à cheval vers la patrouille, tout le monde me suit. J'vais juste tenter de retrouver le capitaine, discret, et suivre ses ordres. »

Le plan était simple, mais le soldat allait s'y tenir. Il voyait bien que son ami rechignait à voir leur route se séparer, d'autant plus qu'il avait toujours été avide de combat. Mais il n'était pas équipé pour la bataille, si bataille il y avait bien, et Abigaïl se refusait à voir un allié mourir si bêtement sous sa juridiction. Il se dirigea vers la porte d'entrée, sous les lourds cliquetis métalliques de son armure. Fort heureusement, une fois à l'extérieur, sous la cohue générale, il pourrait se faire plus discret. Il s'arrêta brièvement à l'entrée, cependant, et lança à Ad' qui s'apprêtait à toquer à la porte de Nesreen : « Si tu crèves, je te tue. »

Cela eut le mérite de lui tirer un sourire. Le grand brun agita un index réprobateur en sa direction, avant de lui répondre sur le même ton : « Ca vaut pour toi aussi, paysan. »

Le coeur étrangement plus apaisé par cet échange, le soldat quitta sa demeure. Son quartier était encore relativement plongé dans le silence, bien que plusieurs têtes pointaient déjà aux fenêtres, les volets ouverts, sans doute réveillées par le boucan qui résonnait à distance. Du seuil de sa porte, Abigaïl distinguait déjà les foyers d'incendie qui se propageaient dans la ville. Bon sang, même vers la maison d'Impa... Le pas ferme mais aussi prestement qu'il le pouvait, il contourna sa bâtisse. Grison hennit en le voyant s'approcher ; son cheval paraissait agité, mais il ne s'attarda pas. Où trouver le capitaine de garde ? Il fallait qu'il se dirige vers le centre des combats. Déjà, des familles sortaient de chez eux, et sur tous les visages se reflétaient la même inquiétude, la même angoisse. Le garde les connaissait, bien qu'ils étaient voisins depuis peu. Il leur lança de loin, sans aboyer trop fort : « Evacuez, tout d'suite ! Restez groupés, perdez pas les gosses ! Allez trouver Ad', il sait où aller ! »

Sans attendre de réponse ou de réaction, il partit. En longeant une ruelle sombre, il aboutit à une place presque déserte. C'était comme entrer en plein coeur de l'enfer : les échoppes étaient dévastées, le feu se propageait. Un foyer immense brûlait non loin, un bâtiment s'était effondré. Des cadavres de malheureux jonchaient de çà et là. Pas de capitaine de garde en vue.

Un homme, pourtant, se démarquait nettement dans le brasier. Un homme, un seul, l'épée dégainée. Flamboyante. Tour de passe-passe - magie - ou effet d'optique ? Abigaïl n'était pas sûr. Mais sa posture de guerrier était parfaite, équilibrée, tendue. Et sa tenue... Bon sang, il le reconnaissait. C'était le Héros du Temps. Plusieurs Gérudos se postaient entre celui-ci et une Dragmire en cotte de maille. Toutes les combattantes du Désert pointaient leurs armes vers l'homme tout de vert vêtu.

Une occasion parfaite. La Dragmire lui tournait le dos. Si Ad' avait été avec lui, il aurait jubilé : le soldat avait la voie entièrement libre, car toutes les forces se concentraient sur le Héros. Sans s'attarder une seule seconde de plus, il s'élança vers la combattante brune des armées du Malin - sans doute une tête, il n'allait pas faire l'erreur de la sous-estimer, jamais.

Des Gérudos pivotaient en sa direction ; trop tard, il était déjà sur elle. Il dégaina brusquement, de la main gauche - côté qui pouvait déstabiliser, il en avait pleinement conscience - et porta déjà un coup de tranche à celle-ci rien qu'en retirant son épée de son fourreau ; le bouclier de la main droite bloquait tout coup susceptible de lui être porté du côté des Gérudos qui ne tarderaient pas à prendre en compte son entrée. Son pommeau heurta la Lionne à la hanche avant que sa lame ne vienne frapper de plein fouet sa cotte de maille, dans le dos cette fois : pas très efficace, mais il avait de la force brute, et comptait sur celle-ci - ainsi que sur l'effet de surprise - pour l'ébranler. Puis, en rapprochant légèrement son bouclier de lui-même pour fermer au mieux toute ouverture possible, il lui porta directement un coup d'estoc au creux des reins.

Son assaut direct rompit la tension qui avait figé les combattants des deux côtés : son arrivée annonçait le début du combat. En attaquant la Dragmire sans répit, Abigaïl avait conscience qu'il avait attiré l'attention sur lui, et détourné celle qui se concentrait précédemment sur Link ; le Héros du Temps était sans nul doute meilleur épéiste, et derrière l'offensive directe du soldat s'esquissait l'espoir de pouvoir créer une large ouverture chez les Gérudos - ouverture que son vis-à-vis saisirait sans l'ombre d'un doute. Tant pis pour le capitaine, pour le rapport, pour la garde descendante : il s'agissait à présent de se battre l'arme au poing, pour la survie de Cocorico.
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Prêtresse de Nayru
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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Jeu 1 Jan - 21:54

-Meurs ! Femme indigne !

L'enfant de Nayru sursauta a la voix de la prêtresse de Farore. Elle avait bien sur entendu des pas, une course, mais elle s'attendait pas a recevoir une charge de la part de son propre camps. Remarque venant de la Verte ça ne l’étonna pas. L'aveugle fit un pas de coté, tendant ses mains en avant, prête a user de la magie et a vertement réprimander sa sœur quand ...

-Non !

Un hoquet indigné. Flora fronca les sourcils attendant le coup fatal, qui ne vint jamais. Même le bruit de la course folle avait cessé. Ne résonnaient autour d'elles que les fracas de l'acier.

-Qu’est-ce que… ?!
-Je te laisse prendre soin d’elle, fais en sorte qu’elle ne soit pas blessée…

Et la ... plus rien. Flora voulu se tourner vers celui qui l'avait sauvée, mais il était déjà partit. Peut être pourrait elle le retrouver plus tard. Si tout deux survivent a cette nuit.
Ce sont d'autres bruit de batailles bien plus proches qui firent bouger l'enfant de foi. Elle tendit ses oreilles, a deux doigts de se cacher derrière son abris de pierre et d'eau. Elle crut comprendre en grandes partie ce qui se tramait entre Miltiades, Eluria et Abel (bien que leurs noms lui soient étrangers)

-…Badaboum.

Flora cherchait un moyen d'aider les deux guerrières. Mais comment faire sans les gêner? Elle essaya un moment d'envoyer une ou deux lames d'eau, a l'aide de celle du puits, espérant toucher le Dragmire plutôt que les rédemptrices. Mais il y avait la de quoi rire. Une aveugle de se bat pas! Elle se cache. L'eau formait parfois une dague autour de ses mains, quand elle tendait l'oreille.

A un moment elle percut d'etranges feulements, et sentit quelque chose caresser ses jambes. Mais le danger, s'il y en eu un, ne la concerna pas, car les Dogondos l'ignorèrent superbement. Par contre, Flora entendis les explosions, qui la firent sursauter d'ailleurs.


L'aveugle porta la main a sa gorge. Il lui semblait … Oui. Le lien qu'elle avait avec la petite écaille qui battait au cou de Link .. il lui semblait la sentir se vider de sa magie. Son cœur manqua un battement alors qu'elle réalisait que son ami se trouvait non loin d'elle a souffrir. Si elle se concentrait, la prêtresse pouvait sentir la peau roussir, et les cheveux brûler. Le feu ? Voilà l'ennemi qui rongeait son ami ?! Elle était indignée, elle l'enfant de L'Eau. Hors de question que le Feu dévore son voleur de cœur.

Aussi Flora s’écarta du puits. Pour cette fois et cette fois seulement elle userait de son Eau a elle, au lieu de puiser dans le puits. Flora ouvrit les bras et les leva vers le ciel noir et sans étoiles. Elle invoqua Nayru elle même, en silence et sans remuer les lèvres, puisant tout au fond de ses ressources, cherchant a drainer sa magie sans compter. Link avait besoin d'elle, pas moyen de chipoter sur la quantité et la dangerosité de la magie. Elle rejeta la tête en arrière en même temps qu'elle baissait brusquement les bras.

Au même instant une pluie diluvienne s’abattit, trempant Abel et ses adversaire, Negus et ceux qui lui faisaient face. Déjà l'eau formaient des flaques sous leurs pieds, les mettant a la merci d'une foudre qui paraissait sur le point de tomber.
Flora quant a elle, fière statue, immobile et pale comme la lune, ferma ses yeux inutiles. Tant qu'elle serait debout la pluie continuerait a tomber, mettant fin aux incendies, étouffant le feux dans la poitrine de Negus, et offrant a Miltiades la possibilité d'électrocuter son adversaire, offrant a Eluria une réserve d'eau a geler.
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Le Narrateur
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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Sam 3 Jan - 21:27

Pas de chance pour la prêtresse de Farore. D'abord humiliée par sa sœur de Nayru, puis kidnappée par une ombre inconnue, la voilà qui errait ça et la dans le village. Mais le destin devait encore s'acharner sur elle ce soir, car depuis l'ombre et les flammes la guettaient cinq Gérudos. Les yeux des filles des sable la suivaient, la détaillaient, depuis sa démarche, jusqu’à sa chevelure émeraude. L'une d'elle marmonna un mot dans sa langue gutturale en crachant sur le coté. Pour ces femmes, seule Din méritait un culte et une adoration. Les faibles Farore et Nayru n’étaient que des Esclaves de la Grande Flamme pour elles.

Les rousses se mirent a communiquer, faisant des gestes et des signes de leurs mains, pour ne surtout pas se faire repérer. Puis aussi vives que les flammes qu'elles adulaient elle s'effacèrent dans la nuit. L'une partit inspecter les maisons qui se trouvaient sur la route de la femme bénie. Les autres ramassèrent les bestioles qui venaient de faire irruption dans le village. Quand elles en eurent une demi douzaine, celle qui faisait office de chef porta une main a sa bouche. Entre deux doigts elle siffla longuement.

En réponse deux cours sifflements lui revinrent. Son acolyte avait trouvé ce qui leur fallait. Merveilleux ! Aussi la rouquine se glissa en direction du sifflement. Deux ruelles plus loin elles se retrouvèrent toutes prêt d'une maison en flammes. Les fondations étaient salement touchées, ça se voyaient a la manière dont elle penchait sur le coté, tout en craquant et se tordant. Un sourire mauvais étira le visage de la voilée et les Gérudos attachèrent leurs bombes rampantes a la bâtisse, sur un pan de mur qui était dégagé et qui n’était pas trop chaud. Il aurait été dommage de gâcher leur plan. Et maintenant toutes s'armèrent de leurs arcs et de leurs flèches.

Trois d'entre elles s'en allèrent pour traquer la prêtresse de Farore et la mener ici, sous la maison en feu. Les deux autres guettaient. Leurs flèches prêtes a partir a la moindre silhouette verte.
Et puis soudain la voici. Ainsi que leurs trois sœurs. Les cœurs des archères se mirent a battre un peu plus vite, leurs yeux gênés par la vive lumière des flammes. Mais cela n’empêcha pas les flèches de partir, aussi sûrement que si le feu ne brûlaient pas leurs cornées. Ni qu'elles frappent en plein dans le mille, faisant exploser les Dogondos et donnant le coup de grâce a la chaumière, qui s’écroula dans un grand bruit sinistre.


****************************************

La rousse n'en avait pas fini avec la gamine. Sa branche de bois enflammé toujours a la main elle était révoltée. « Revient ici sale lâche ! » hurla la folle en clopinant vers la gosse. Aria l'avait irrité, elle allait lui fiche une raclée, comme a ses petiots, oh oui mes jolis, oh oui, elle allait la faire couiner cette lâche.
Ses pieds se traînaient sur l'herbe folle et sur les gravats. Elle ne sentait pas le feu lui ronger le bras. Se rendait elle compte que cette nuit serait sa dernière ? Sûrement, et elle souhaitait entraîner le plus de monde en enfer avec elle.

Et en premier lieux la rouquine qui se disait pas Gerudo. Et qui courait comme un lapin. La folle ramassa une pierre, aussi grosse que le poing qu'elle jeta pile entre les omoplate de la gamine. Elle eu un rire aigu en voyant la poussière qui entourait son caillou s'envoler dans un nuage. Elle avait touché -ou pas- sa proie.

La folle se rua a la poursuite d'Aria, continuant a lui lancer des pierres. Bientôt elle fut assez proche pour lui jeter son bâton enflammé et embraser l'herbe autour d'elles. Là ! Elle souriait de son air éberlué. Pauvre Aria pour elle cette partie ne fait que commencer. La rousse se mit a brasser l'air agitant les bras, et les tendant vers la gorge de l'infortunée rouquine soldate. Elle la sentait presque, sous ses doigts, palpitante et torturée, alors qu'elle allait serrer, et serrer, jusqu'à ce que la vie s'en échappe en entrefilet rauque.

****************************************

Son plumet sur le dessus de son casque faisait de lui un officier. Le général avait posé sa main sur son épaule avant de disparaître et lui avait donné un ordre, un seul : « Fais évacuer les civils ! » Alors il s’était mis a ratiboiser le village, cherchant en premier lieux femmes, enfants et vieillards. C'est la qu'il la vit, petite chose vêtue de vert, portant des armes pouvant passer pour des jouets. Le garde se glissa entre les maison suivant la petite fille. « Hey toi, arrête toi ! »

Et a force de courir sur ses grandes jambes, l'homme a l'armure fut bientôt sur la fillette. Sa grande paluche descendit pour cueillir le col de l'enfant et la soulever comme si elle ne pesait rien. C'est seulement a ce moment la qu'il remarqua la jeune fée, boule de lumière qui voletait. « Mince alors t'es une gosse des Bois ! Faut pas qu't'reste la. »

Son œil gris jeta un œil a droite et a gauche cherchant la trace d'ennemis. Pas le temps de demander ce que la Kokiri foutait ici, dans cet enfer! Il pouvait les sentir, les femmes du désert, qui les regardaient depuis les coins enflammés. Il faut dire que toutes les ombres que jetaient les flammes, ici et la, les explosions provoquées par les dogondos et par les sbires de Ganondorf, sans oublier la pale lueur des étoiles, tout ça conjugué fournissait une foutue lumière ! Même que dans les rares coins sombre on pouvait facilement imaginer les croques mitaines s'y planquer.

« Viens avec moi p'tiote, vais t'mettre a l’abri. »
Il continuait a regarder a droite et a gauche. Puis il les aperçut, là ! Dans l'ombre ! Trois femmes du désert, cimeterre au poing et leur déferlant dessus. Écartant Saria derrière lui, le bretteur les accueillit a la pointe de son épée. Il ne fut pas long pour toutes les tuer. Son arme voltigeait comme celle du Héros du Temps, presque aussi doué que lui. Pour lui le combat était une danse, pour rester en vie et protéger ceux qu'il aimait.

Bientot il remit lame au fourreau et attrapa Saria par les épaules.
« Allez viens ! »



... Alea Jacta Est ...

Saria, Aria et la PDF veulent prêter main forte aux joueurs qui sont en train de se battre sur les pans rocailleux du mont. Pour cela ils vont lancer chacun un dé a 3 faces (D3) et laisser le hasard décider de leur sort.

D3 : Prêtresse de Farore

Si le résultat est 1:
Lorsque la maison en flamme s’écroule, la prêtresse a suffisamment de jugeote pour cavaler et éviter la mort par écrasement que lui souhaitaient les Gérudos. Lesquelles ont péri dans les flammes de la chaumière d'ailleurs. Farore est libre de grimper le Mont maintenant.

Si le résultat est 2 ou 3 :
Malgré toute sa méfiance, la prêtresse de Farore est tombée dans le piège que lui ont tendu les Gérudos. Celles ci sont morte dans la chute de la maison. Impuissante, elle ne peut que regarder le bâtiment qui s’écroule sur ou devant elle (a la discrétion du joueur). La Dame verte est blessée. Sa gravité est a laissée a la décision du joueur. Elle ne peut pas gravir le mont.

D3 : Aria

Si le résultat est 1:
Aria parvient de justesse a éviter les projectiles que lui lance la folle, mais ne peut l’empêcher d'incendier une partie de la ruelle ou toutes deux se trouve. Aria trouve un moyen pour passer et laisse la villageoise brûler vive et rejoindre sa famille.

Si le résultat est 2 ou 3:
Elle a beau être agile et rapide la pierre que lui lance la folle assomme Aria, laquelle trébuche et devient alors une proie facile pour la villageoise qui en veut a sa vie. Les doigts longs et fin, et carbonisés de la rousse se referment sur sa gorge tandis qu'elle serre de toutes ses forces. Pour la soldate, impossible de grimper le mont ce tour ci.

D3 : Saria

Si le résultat est 1:
La Kokiri arrive a convaincre le soldat qu'elle a a faire au mont du péril. Si elle le souhaite, la joueuse peut s'attacher l'homme comme un PNJ lié et se servir de lui dans les deux prochains posts. La petite Sage peut monter sur la montagne déchaînée.

Si le résultat est 2 ou 3:
Le soldat n’écoute pas Saria et la balance ni d'une ni de deux sur son épaule et se met a courir vers une zone encore sauve de la ville. Il y dépose la Sage en compagnie d'un couple de vieillards en leur donnant l'ordre de prendre soin d'elle. En plus d'avoir perdu son avancée, il est impossible pour Saria de passer sur les flancs de la montagne ce tour ci.

LE PRÉSENT TOUR EST BOUCLE. IL VOUS EST DÉSORMAIS PLUS POSSIBLE D'ARRIVER A COCORICO.

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Toute demande d'intervention du Narrateur doit être réalisée auprès de l'administrateur RP, au risque de rendre la procédure (et l'intervention) nulle !
—Ce compte est un MJ, il sert à équilibrer certains RPs en rajoutant des PNJs ou en créant des imprévus.—
—Ce compte peut être incarné par différentes personnes et a la même autorité d'un modérateur (les résultats des dés ne sont pas contestables).—
—Ce compte, enfin, est là pour vous aider à jouer plus agréablement encore. Si vous avez besoin de ses services dans votre RP, merci d'envoyer un MP à l'administrateur RP, une réponse vous sera fournie au plus vite.—
Joueurs actuels l'incarnant : Lanre [Principal] / Eorah au Vif-Argent
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Zelda Nohansen Hyrule
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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Sam 3 Jan - 21:27

Le membre 'Le Narrateur' a effectué l'action suivante : Puissent les Déesses guider votre destin...

#1 'Dé à 3 faces' :

#1 Résultat :


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#2 'Dé à 3 faces' :

#2 Résultat :


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#3 'Dé à 3 faces' :

#3 Résultat :

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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Dim 4 Jan - 18:52

-Par le sang des déesses !! Que m’arrive-t-il ?!

Pourquoi ? Pourquoi la prêtresse de Farore ne contrôlait-elle plus du tout son corps ?! Ses bras, ses jambes et sa tête se mouvaient contre sa volonté propre. Chacun de ses muscles était soumis à une force motrice étrangère à la sienne. Son corps n’était plus qu’une marionnette à la merci d’un démon… un démon, oui, ce ne pouvait être que cela ! Elle avait cherché à se débarrasser des mages noirs quelques jours plus tôt, dans ce village même, et les forces du Malin étaient revenues la punir pour son affront. Mais elle ne cèderait pas. La prêtresse de Farore jamais ne cédait.

-Aidez-moi !

Elle venait d’essayer d’appeler un garde, mais il accourait en vitesse vers une pilleuse de boutique. Puis le corps de la prêtresse, soudain, se mit à léviter par-dessus une maison sans qu’elle ne sache par quel maléfice.

-Démon ! Arrête-toi ! Arrête là, te dis-je ! ARGH !

La prêtresse avait cessé tout à coup de léviter, et son corps retombait telle une masse molle par la force de la gravité… jusqu’à ce qu’il se remette à flotter par lui-même, parfaitement arrêté à un mètre au-dessus du sol. Ses pieds le regagnèrent tous seuls, et la prêtresse retrouva l’équilibre – par le gré, elle le savait, de cette entité démoniaque.

-Abjecte créature, rebus de la Sainte Trinité ! Relâche-moi immédiatement ! Ou bien tu subiras le courroux de la déesse Farore ! Aïe !

Comme une provocation de la part du démon, le pied gauche de la prêtresse en vert s’était levé pour écraser les orteils de l’autre, avant que sa main droite ne se lève pour lui malaxer grossièrement les seins.

-Ah ça t’amuse, hein ?! Attends de voir un peu… !!

Mais la même main droite ne s’enleva de sa poitrine que pour lui asséner une vive claque sur le visage, donnant un bien étrange spectacle à quiconque pouvant le contempler. Fort heureusement, personne ne se trouvait dans la rue où la prêtresse venait d’atterrir malgré elle.

-Que me veux-tu ?!

Les doigts de sa main gauche se resserrèrent machinalement autour de la lance dont elle s’était emparée pour tuer sa consœur, la prêtresse de Nayru.

-Que je prenne les armes pour me battre ?

Sa tête rougie par la colère hocha toute seule de bas en haut comme une approbation.

-C’est absurde, je ne combats jamais ! Tu… Attends !

Avant même que la « discussion » ne se poursuivre, le corps de la prêtresse s’était remis à voler dans les airs de cette nuit sans lune, dans laquelle une pluie commençait à battre bruyamment l’ensemble des toits du village. Pourvu que personne ne la surprenne !
Mais juste lorsque la religieuse eut cette pensée, un trio de Gérudos apparut au détour de la ruelle, et força la jeune femme -ou plutôt l’ombre démoniaque- à battre en retraite. Ses jambes ne coururent pas une seule seconde ; l’entité se chargea de faire voler ses pieds à ras du sol, la rendant bien plus rapide que ses poursuivantes.
Néanmoins, un piège l’attendait. Sans crier gare, deux bébés Dodongos se ruèrent sur elle en forçant l’ombre à la faire dévier sur sa droite, la rapprochant d’une maison en feu. Deux traits argentés filèrent alors devant ses yeux, et se plantèrent en plein cœur des Dodongos qui hurlèrent dans une ultime manifestation, avant de se mettre à rougir de plus en plus…


-Ils vont exploser ! Vite !

Le cri de la prêtresse fut adressé in extremis à l’ombre, celle-ci faisant valdinguer son corps dans un improbable salto arrière qui l’éloigna de l’explosion des Dodongos faisant s’écrouler la maison enflammée sur elle-même. L’ombre ne parvint cependant pas à la faire se réceptionner correctement, et la cheville droite de la prêtresse se tordit à l’atterrissage. Ignorant son cri de douleur, l’entité la fit se relever sans attendre, et n’eut d’autre choix apparent que de la faire voleter pour fuir les trois Gérudos revenues la poursuivre.

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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Dim 4 Jan - 18:57

Peste soient des Dodongos ! Ces sales bestioles venaient de prendre Orpheos en chasse, et l’empêchaient de grimper sur le mont du péril. Il était occupé à chercher une arme pour les neutraliser lorsqu’une voix familière lui vint aux oreilles. Un galop de cheval plus tard, et le général Van Rusadir se tint devant le dignitaire pour le protéger d’un des monstres. Ce doux idiot eut cependant la mauvaise idée de planter son arme dans la gueule béante du lézard, dont la peau craquelée vira très vite du gris-vert au rouge cramoisi…

-Attention !

Le Sheikah inversa les rôles avec le général, juste à temps pour le couvrir de l’explosion provoquée par le souffle ultime du bébé Dodongo. Propulsés par ce souffle ardent, les deux hommes valdinguèrent sur trois mètres avant d’atterrir l’un sur l’autre en pleine herbe. Le dos d’Orpheos était brûlé, lui arrachant une grimace de douleur, mais un regard plein de tendresse pour l’homme qu’il venait de protéger avec son propre corps.

-Je suis ravi de voir qu’on veille à ce point l’un sur l’autre…

En pleine bataille, Llanistar lui tira l’un des sourires discrets qui faisait fondre Orpheos, et osa déposer un rapide baiser sur ses lèvres pendant que tout le monde autour d’eux s’occupait à mener la bataille.

-Prêt à combattre comme un seul homme ?
-Je n’attendais que toi pour cela.

Tous deux se relevèrent d’un bond, et firent face à plusieurs autres bébés Dodongos prêts à leur cracher du feu en pleine figure. Orpheos retira une dague de son fourreau, et Llanistar pointa son épée vers les créatures du volcan. Les deux hommes échangèrent un regard, puis s’élancèrent à leur assaut d’un même mouvement… comme un seul homme.
Mais alors qu'il venait de planter une dague dans le corps d'un Dodongo tout en maintenant une distance de sécurité avec lui, Orpheos s'inquiéta. Il espéra que son ombre prendrait soin de la prêtresse de Farore, aussi fourbe soit-elle pour tenter d'assassiner une autre des membres de son Eglise. Heureusement que la nuit sans lune et que les nuages pluvieux, dans le ciel rougi par la lueur des incendies, dissimulait l'absence de son ombre à la vue de tous.

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Eluria Daerren
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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Dim 4 Jan - 21:24

Alors qu'Eluria se réceptionnait tant bien que mal suite au grand saut qu'elle venait de faire, sa soeur d'armes avait balancé un éclair sur la maison d'Impa, provoquant l'effondrement du toit. Un nuage de poussière s'éleva ensuite. Eluria n'eut pas le temps de se demander si le petit stratagème avait fonctionné qu'elle avait remarqué que des bestioles avaient l'air de s'être invitées à la fête.
Des bébés Dodongos passaient en masse à peine plus loin, et elle espérait qu'ils ne feraient pas attention à elles. Mais quelques-uns avaient décidé de faire plus amples connaissances. Elle avait lu le bestiaire d'Hyrule dans bibliothèque du laboratoire du lac Hylia et savait qu'étant bébés, leur corps était encore vulnérable. Ses rapières lui seraient donc utiles. Elle prit avant tout sa fiole d'âme pour se recharger, elle se doutait que la suite serait festive,
puis les Dodongos passèrent à l'attaque et se jetèrent sur elle en même temps. Elle envoya au loin l'un d'eux avec un pics de glace qui le transperça, mais le deuxième fut plus rapide et s'agrippa à sa main droite, plantant ses crocs dans la chair offerte. Elle se retint de pousser un cri de douleur. Puis elle sentit l'air devenir plus frais autour d'elle, et sentit quelque chose d'humide lui tomber sur le nez. La pluie arrivait à son tour.


*De la pluie? Mais c'est parfait!*

Elle craignait que le Tonnerre Pourpre utilise sa magie à ce moment-là, ce qui risquerait de toucher tout le monde, rédempteurs inclus, tout comme elle craignait pour elle avec cette inquiétante explosion, mais elle ne pouvait pas lui porter assistance, elle était trop occupée. Eluria avait achevé le bébé Dodongo en faisait apparaître sa rapière alors qu'il était toujours accroché à sa main, se retrouvant embroché.
Elle se mit sur un genou ensuite pour récupérer, de justesse : une lance lui passa au dessus de la tête. Elle se releva d'un coup pour voir d'où il avait été lancé et vit le Dragmire lui foncer dessus, rapières déployées. Elle se demandait si elle pouvait s'en sortir, car pour un premier combat, son adversaire avait largement l'avantage et ne leur laissait pas une seconde de répit. Mais elle ne comptait pas abandonner. Elle donna un coup de rapière pour mettre sa victime à terre, l'empala avec la lance offerte
et se plaça de manière à avoir le Dodongo mort face à son assaillant. Lorsque celui-ci fut assez proche, la bestiole explosa et un nuage de fumée noire se forma. La Rose Noire en profita pour bondir, l'attraper à la tête et, merci la pluie, la lui geler.


*Ca, c'est pour Miltiades!*

Elle sortit de nouveau sa rapière et partit pour un coup d'estoc à la cuisse gauche.

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Swann Netil
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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Mar 6 Jan - 21:33

Swann écarquilla les yeux, et l'instant d'après elle recevait le premier coup.

Elle n'avait senti que trop tard l'ennemi s'approcher d'elle et n'avait pu réagir assez rapidement pour éviter cet assaut dans le dos. Son regard lâcha celui de Link, sur qui elle avait concentré à tort toute son attention, tandis que son corps basculait en avant sous la violence des coups portés. Déjà sa hanche la faisait souffrir lorsqu'elle sentit une lourde lame la frapper très nettement dans le dos. N'avait-elle pas été formidablement inspiré de dissimuler une côte de maille sous sa chemise de lin en cette sombre nuit sans lune ? Elle se remerciait de l'inspiration qu'elle avait eu et qui lui permettait de supporter - tout du moins de survivre - à un coup de tranche qui aurait pu la découper en deux lors du Tournoi d'Aegis. Se laissant tomber en avant, elle se réceptionna sur ses deux mains et poussa sur ses bras pour rapidement se retourner, alors que sa garde personnelle prenait à peine conscience du danger qui la guettait.

La lionne vit ainsi pour la première fois le visage de son lâche agresseur ; un soldat hylien, visiblement rompu aux combats comme le laissait suggérer sa carrure, dont l'armure présentait fièrement l’emblème de la famille Nohansen. L'ambre et le gris se plantèrent dans les émeraudes du rouquin à la barbe mal taillée comme on eut pu planter deux coutelas dans la poitrine d'un homme. Par les astres, ce bougre là ne ferait pas de vieux os ! Un simple soldat, s'en prendre à elle, Swann Dragmire ? De qui donc se moquait-on ? La garde hylienne, elle en faisait de la charpie, et celui la n'allait pas échapper à la règle.
Plus rapide et dotée des meilleurs réflexes qu'un hylien pouvait posséder, elle évita le coup d'estoc de l'énergumène en roulant sur le côté, s'écartant par la même occasion du guerrier alors que les femmes du désert se ruaient de par et d'autre sur les deux inconscients qui avaient décidé de barrer le chemin à la Belle de Villarreal.

Elle se releva et jeta un œil à chacun d'eux, un certain mépris affiché sur son visage pour le soldat, et un agacement évident pour le Héros du Temps. S'il eut fallu qualifier ce dernier avec ses propres mots, la sombre fille de Ganondorf l'aurait défini comme un emmerdeur de première ; trop de fois déjà, il lui barrait le chemin, et il lui avait été impossible jusqu'alors de se débarrasser de lui. Était-il trop fort pour elle ? Pourtant, il ne semblait pas plus costaud qu'un autre hylien. Et bien qu'elle lui reconnaisse une aura particulièrement révélatrice du défi consistant à l'affronter, elle se refusait à le considérer comme un invincible. Sinon, elle pouvait déjà abandonner sa quête... et il en était hors de question !
Le mépris fit place à une colère toute particulière lorsqu'elle redirigea son regard vairons sur le rouquin, alors que sa main gauche caressait sa douloureuse hanche. Et là, elle repensa à ses échecs précédents. Trop sûrs d'elle-même, elle avait déjà trop de fois été vaincue par le passé et il était tout bonnement hors de question que l'histoire se répète. Et puis, en présence du Héros, ce brave soldat pouvait se sentir comme transcendé ; autrement dit, il ne valait mieux pas le prendre à la légère.

Ses deux adversaires aux prises avec les gérudos, la ténébreuse dragmire se saisit d'une carte en papier ornée de symbole. Elle la porta à bout de bras en direction de la fontaine de la place, puis la lâcha. Doucement, le morceau de papier lévita anonymement dans le vacarme des armes et des cris de terreur provenant des bâtiments voisins, que des gérudos assaillaient et brûlaient selon les ordres reçus. La carte plongea ensuite dans le grand bassin, tandis que les lèvres de l'assassin remuaient silencieusement. Son incantation ne tarda guère à faire son effet.

L'eau de la fontaine s'évapora, petit à petit, et forma un écran de vapeur opaque qui se répandit sur la totalité de la grande place, débordant même sur les ruelles alentours. Très vite, et alors que l'eau continuait d'être lentement consommée, un épais brouillard recouvrait de la tête aux pieds les combattants présents ; on n'y voyait pas à plus de trois mètres devant soi, ce qui arrangeait terriblement la dame des ombres. C'était mieux qu'un simple fumigène en cela que cette incantation était permanente. « Merci », souffla-t-elle tout bas, pour elle-même, alors que ses pensées se tournaient vers sa sœur-sorcière. L'art des incantations avaient toujours fascinée Swann, d'autant plus après son combat contre le chancelier, et le fait que son amie accepta de le lui apprendre était fort appréciable. Et ses deux ennemis du jour allaient en pâtir.

D'or et déjà, il lui fallait décider de sa première cible ; si s'en prendre à Link était fabuleusement tentant en l'état actuelle des choses, elle le savait capable de prouesses martiales dignes des plus grands ; voir digne d'elle-même, parfois. Et puisqu'il ne fallait pas sous-estimer l'importance du soldat sans nom, elle décida de s'en prendre immédiatement à lui pour le jauger. Elle le savait puissant mais avait-il plus que des muscles à lui offrir ? Parfaitement entraînée à ce genre de conditions de combat et aidée par son pouvoir, elle se repéra sans mal dans cet épais brouillard et décela rapidement le soldat.
Passant dans son dos sans un bruit, la Lionne Noire, se saisissant de Dent de Dragon dès sa renaissance, frappa d'estoc à un endroit douloureux et diablement utile pour l'équilibre de tout combattant, si puissant soit-il : le genoux. Tentant de le percer, par l'arrière, elle se relança ensuite pour un nouvel assaut, tentant d'atteindre cette fois les muscles de son bras gauche - puisqu'elle avait remarqué faire face à un second gaucher - en y plantant la pointe d'émaille.

« Mange, garçon. »

Puis, sa main gauche munie d'une carte de papier se leva ; cette fois, elle usa de sa magie élémentaire pour lancer une terrifiante bourrasque de vent et faire s'envoler son adversaire à travers l'épais brouillard, jusqu'à, elle l'espérait, percuter l'un des rebords de la fontaine de plein fouet. La brume se reforma très vite après le passage de la bourrasque, et elle recula d'un bond en arrière, prête à s'élancer pour un nouvel assaut, voir d'en contrer un qui viendrait inopinément.

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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Jeu 8 Jan - 23:29

Un parfum amer demeurait sur sa langue. Il ignorait s'il s'agissait de son sang ou des derniers volutes des breuvages qu'il avait avalé. L'affrontement avait commencé depuis un moment, sans doute, et pourtant il aurait été bien incapable de prétendre savoir quand. La nuit était tombé et ces mêmes flammes qui rongeaient les murs empêchaient également de voir les étoiles. Sans compter qu'un regard en l'air aurait probablement été fatal. La peau qui ceignait la hampe de la lame d'Eorah chanta doucement, sous ses paumes, tandis qu'il serrait un peu plus ses doigts autour de l'arme. Un filin carmin lui barrait le visage, glissant devant ses yeux, alors que la sueur poissait ses tempes et, pour une bonne part, le reste de ses cheveux. L'acier bleuté rougeoyait à la lueur du brasier, reflétant le carnage qui frappait toute le bourg. Ce carnage qu'il ne voyait pas, ou si peu.

L'air lui manquait encore un peu et il en savait son jeu de jambe affaibli. Face à lui, la bête était à terre, la mâchoire aplatie dans la boue. Deux fois déjà, il l'avait forcé à ployer le genoux. Il ignorait si ce qu'il combattait vivait d'une façon ou d'une autre, mais il savait désormais qu'il était possible de le forcer au silence une seconde fois. Le Ceald renifla, alors que son ennemi tardait à se relever. Un nouvel assaut pourrait potentiellement suffire à mettre fin à une rixe hors-du-commun — si tant est qu'il parvienne à le porter. Il grinça des dents alors que son torse le brûlait encore assez pour qu'il cesse un instant de se concentrer uniquement sur le mastodonte d'ivoire. Sans un mot, il profita des quelques secondes de répit que lui offraient la chute du colosse pour souffler. Ses bras et ses cuisses se détendirent légèrement. Juste assez pour qu'ils ne lui tirent plus une grimace douloureuse sans compromettre le moindre mouvement salutaire. Dès lors que le mort se relèverait, il frapperait de nouveau.

Le cri qui fendait la montagne ne gagna ses oreilles que trop tard : avant qu'il ne tourne la tête, une véritable meute de sauriens dévalait les ruelles du bourg. « Peste.. ! — » D'un pas chassé presque sauté le paria s'arracha à la trajectoire d'un des reptiles, avant de pivoter sur sa jambe droite. Son tibia percuta le ventre nu du lézard, qui ne tarda pas à disparaître de son champ de vision. D'un bref regard circulaire, le Ceald réalisa qu'il était cerné. Partout autour de lui, ces animaux – sans doute inhumés depuis les entrailles même de la montagne – allaient et venaient. Quand un deuxième se jeta sur lui, il joua rapidement du poignet, séparant le vers-d'écaille en deux. Ces bêtes seules n'étaient pas assez dangereuses pour représenter une menace tangible, cependant il s'inquiétait davantage du géant qu'il avait du abandonner. Celui-là n'était pas de ces squelettes assez polis pour briller dans la nuit et cette espèce d'imposante cape le camouflait plus encore. Alors que le troupeau naissant passait tout autour de lui sans plus se soucier de rien, le maraudeur cracha un glaire de sang autant que de fer. « Montre-toi... — », siffla-t-il ; le regard vacillant, tantôt à gauche, tantôt à droite, à la recherche du colosse.

La nuit se teinta d'orange et de rouge, le temps d'un éclair. S'il n'avait pas vu le feu sortir de terre, Lanre aurait certainement cru que la colère des Wyrms envahissait les cieux. Ses mains, légèrement moites dorénavant, se refermèrent sur la hampe de sa lame et d'un bond il s'élança. Le tonnerre tellurique qui avait frappé son ennemi avait eu le mérite de le dévoiler au vert-de-gris de ses pupilles. Le chasseur y voyait un peu moins bien qu'auparavant, mais il savait que cela ne durerait pas. Sans même avoir à faire jouer ses doigts comme jadis, il savait. Plus que savoir, il le sentait. Aussi clairement qu'il sentait la neige sur sa peau en hiver. Cette sensation limpide et sans appel. Les lèvres du paria ne s'étirèrent pas en un demi-sourire, mais il s'en fallut de peu tant il appréciait ce sentiment d'impunité qui s'emparait de son corps tout entier. Le rebis et l'aconit qui l'avaient plié plus tôt le caressaient dorénavant. Un à un, les maux qui laissaient son être meurtris disparaissaient. L'élixir ne fermait pas plus les plaies qu'il ne réparait les os cassés – une chance pour le Ceald qui ne souffrait encore d'aucune de ces blessures – mais il offrait une résistance totale à la douleur. Une bénédiction en apparence, mais en réalité une malédiction pour n'importe quel insouciant.

Il n'était pas n'importe quel insouciant. Des années durant, il avait bataillé en faisant fi des assauts de la même façon qu'il le faisait ce soir. D'un moulinet d'acier, il dégagea sa route d'une troisième créature, avant de distinguer une silhouette qui engageait le Titan-Dépouille. « HOND ! » Mugit-il tant bien que mal, alors que sa vue s'affinait plus rapidement qu'une flèche ne prend son envol. Seize pieds le séparaient des deux combattants. La claymore percuta l'ivoire, laissant percer une langue écarlate. Douze pieds. Le hachoir dépouillé de la bête griffa le sol et dans un bruit sinistre, il se hissa sur son moignon de jambe. Sept pieds et demi. Lanre grinça des dents, pestant contre la nonchalance de ces Hyliens qui se prenaient pour des guerriers. La mort se referma sur l'ingénue qui avait récupéré sa lame et il sut qu'il ne pourrait plus la sauver. Sept pieds. La carcasse s'effondra, serrant fermement sa proie, sans que lui ne dispose de la portée nécessaire pour tenter quoique ce soit.

D'un mouvement sec, le skald imposa un petit bond à la lame d'Eorah. L'alliage virevolta en l'air une brève seconde, avant que ses doigts ne l'arrêtent en plein vol. De la main gauche, il saisi la lame, refermant sa paume de manière à ne pas risquer de se mordre lui même. Toujours en course, il ramena son autre main plus haut sur la lame. L'estoc pointait vers le sol et le pommeau venait chercher les nuages qui couvraient la lune. Cinq pieds. Ses talons quittèrent le limon alors qu'il s'élançait.

Le Ceald retomba aussi brusquement qu'il ne s'était envolé, assénant un violent coup du pommeau de sa lame en profitant de l'élan et de son propre poids pour causer d'autant plus de dégats. A peine avait-il récupéré un semblant d'équilibre, qu'il arma ses deux bras pour marteler la colonne vertébrale déjà malmenée de son opposant. Conscient sans y penser que les gantelets de fourrure le protégeaient assez pour pouvoir mener un assaut de la sorte, Lanre resserra sa prise sur la tranche avant de balancer deux autres frappes assassines visant la naissance de l'épine dorsale du Titan d'ivoire, encore au sol. Avec un peu de chance il parviendrait à le morceler. Utiliser une lame à la manière d'une masse pouvait être risqué mais cela lui avait sauvé la vie a plus d'une occasion, notamment face à des ennemis tout de fer caparaçonnés. Dans son dos, le ciel gronda lourdement, avant de pleurer des larmes polaires. L'orage sombrait sur le village et ses plaies.

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Miltiades
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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Ven 9 Jan - 17:01

Le tumulte provoqué par l’effondrement de la bâtisse sonnait à ses oreilles comme son premier, et loin de là son dernier, coup d’éclat contre l’ennemi. Mais elle n’eut pas le temps de savourer cette action combinée que derrière-elle, l’on s’agitait. Des Dodongos. Des jeunes, heureusement. Affronter deux adultes aurait été une vraie corvée. Pour Miltiades, qui connaissait par cœur chaque créature du bestiaire d’Hyrule, ce bébé seul ne pouvait rien…

-Merde !

Rectification, les deux bébés. Et le deuxième semblait être assez entreprenant, au vu de la joie qu’il semblait ressentir quand il mordilla la jambe de la jeune fille. Avec rage, cette dernière secoua sa jambe et projeta le reptile qui y était accroché sur son camarade plus loin. Faisant fi de la douleur engendrée par sa blessure, elle se rua sur les créatures et d’un coup d’estoc les embrocha tous deux.
A ce moment, un bruit, dans son dos. Prestement, elle se retourne pour faire face à son ennemi. Le Masqué. Très proche. Son regard bleu profondément ancré dans les yeux gris du Tonnerre. Un regard qui annonçait la mort.

-…Badaboum.

Une bombe. A bout portant.

"Connard."

Perte de conscience pour la guerrière à ce moment. Quand elle ouvrit les yeux, elle était au sol. Son corps tout entier lui faisait mal. Son masque était à quelques mètres d’elle, visiblement abîmé. Heureusement, elle avait eu le bon réflexe : au bon moment, elle avait protégé le maximum de son corps avec un mur magique. Son manteau était intact, grâce à son enchantement qui l’empêchait d’être consumé, mais elle avait subi de sérieux dommages au bras gauche, utilisé pour créer le mur. Sans compter sur cet agaçant sifflement dans ses oreilles et sa vision brouillée. Heureusement pour elle, la rasade de potion de tout-à l’heure commençait à faire effet et elle trouva alors la force de se lever et de finir l’élixir d’endurance d’une traite. De l’endurance, Miltiades en aurait besoin.
Elle attendit un peu pour sortir de la fumée. Il lui fallait encore découvrir une faille dans les pouvoirs du blond. C’est en espérant de tout cœur que sa camarade puisse tenir le coup en un contre un pendant un certain temps que le Tonnerre Pourpre se força à réfléchir à tout allure. Mais elle n’y arrivait pas. Seul le goût du sang dans sa bouche, le son étouffé des cris dans ses oreilles, lui parvenaient. Il lui fallait quelque chose pour se concentrer. Quelque chose…

Une goutte. Suivie d’autres assez rapidement. La Pluie. La Pluie que Miltiades aimait tant. Qui plus est, au vu de la localisation de l’averse et de sa brutalité, cette pluie n’avait rien de naturel. Un allié veillait sur eux, à ne pas en douter.

Le Tonnerre allait s’abattre sur l’ennemi avec fureur. Elle se rua hors du nuage de poussière, se penchant pour ramasser le masque au passage, sans stopper sa course effrénée à travers les flaques pour autant. La jeune femme adressa un regard qui voulait dire « Je vais bien » à sa sœur d’arme aux prises avec le Dragmire avant de poser le masque fissuré sur son visage.
Elle concentra sa magie dans sa main droite et rapidement sa lame fut imbibée d’énergie électrique. Tout l’acier était parcouru d’éclairs. Et en courant ainsi, sa rapière foudroyante à ses côtés, on aurait vraiment dit que c’était la foudre elle-même qui se battait ici, à Cocorico.
Alors qu’elle n’était qu’à quelques pas de son opposant, Miltiades vint à penser que le moment était judicieux pour pousser un cri de guerre.

-Braaaaaaaaaaaw !

Ce n’était pas dans ses habitudes d’hurler ainsi, même en combat, mais son état ne lui permettait pas de penser à un cri plus « distingué ».
Finalement, elle allait donner un coup au blond. Elle se fendit et visa la tête. S’il parait, elle ferait passer son électricité à travers l’arme de son opposant pour le paralyser. S’il esquivait, Miltiades lui enverrait une décharge au visage. Et enfin, si d’aventure il faisait usage de ce terrifiant pouvoir… Alors elle garderait sa lame à travers le masque intangible du Dragmire, en attendant qu’il se reforme. Un plan à plusieurs issues, mais seule la victoire l’attendait au bout du compte.

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Aria Fezerion
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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Ven 9 Jan - 22:38

A vive allure, ma course continuait en direction des chemins montagneux. Un endroit que je ne connaissais pas mais c’était ici qu’était lancé la boule de feu dorée. Devant la frontière, il n’y avait pas de présence d’un magicien de feu. Donc il devait se diriger en direction de la montagne. Je ne savais pas ce qui se trouvait tout en haut. J’avais entendu parler d’un peuple, des rochers vivants, se trouvant là-bas. Si je devais suivre mon instinct, il me pousserait vers cette direction. Des gens avaient besoin d’aide, c’était sûr. Quelques pas me rapprochaient du paysage rocheux, de cette ligne qui séparait les deux zones. Je pouvais voir le calme juste devant moi, comparé au village, il n’y avait que quelques péquenauds qui gardaient le passage. Il suffit simplement que je m’occupe d’elles.

Quand tout à coup, je reçus un projectile en pleine tête.  Qui a eu l’idée de s’amuser avec des cailloux ? Ne me dites pas que les enfants s’y mettent. Ce coup m’avait bien surpris et je tombai par terre, le visage embrassant le sol. Je sortais un petit « Aie » avant de me retourner. Et soudainement, je vis la silhouette de cette cinglée devant moi, me sauter littéralement dessus. Pourquoi elle ne pouvait pas lâcher l’affaire, tout simplement. Sauf que là, si je me laissais faire, je risque d’y passer ! La folle m’étranglait ! J’agitais dans tous les sens, tentant de me débattre et de me libérer de son emprise. Bon sang, elle était tenace et très forte, avec ses bras frêles et fragiles. J’essayais de m’emparer de mes armes mais je ne pouvais pas les atteindre, ils étaient juste à quelques mètres de ma main. Elles étaient tombées au sol quand j’ai pris la pierre.

Il ne me restait plus qu’une seule et unique solution. Vu qu’elle n’arrêtait pas de m’embêter, à croire qu’elle va me suivre jusqu’au bout du monde, il faut que j’emploie des méthodes plus drastiques et radicales pour être tranquille. Le temps commençait à me manquer et l’oxygène aussi. Du mieux que je pouvais, je rassemblais mes forces dans mes mains, qui dégageaient un peu d’électricité. Puis j’agrippais ses bras, les maintenant fortement. De plus en plus d’éclairs apparurent autour. Ce visage souriant réapparut sur mon visage, c’était ce sourire que j’affichais quand j’allais ôter la vie à un ennemi. Sauf que là, c’est simplement une pauvre civile qui a perdu la tête. Dire que mon devoir est de les protéger…

« Va les retrouver !! »

C’était qu’une simple déduction, peut être que cette femme avait tout simplement perdu sa famille pendant cet assaut et qu’elle a perdu la tête. Quoi qu’il en soit, ma magie de la foudre passait à travers mes paumes pour l’atteindre et l’électrocutant sur le champ. Ses doigts qui s’étaient glissés sur mon cou se relâchèrent. Après quelques secondes de foudroiement, j’arrêtais l’attaque. Juste au cas où, je vérifiais son pouls, elle en avait encore. Bon sang, increvable c'est dingue. Enfin, je la laissais sur le côté, elle me lâchera enfin la grappe.

Il était temps de prendre la route, je repris Ninrai et Furinkazen qui était au sol, près de l’herbe qui brûlait. Il ne faut pas que je reste plus longtemps statique. Je me tournai en arrière, regardant le village se faire assiéger. D’ailleurs la petite fille aux cheveux verts avait disparu. J’espère qu’elle s’était réfugiée à l’intérieur. Par contre, elle avait quelque chose d’étrange, une sorte d’aura …Ce n’étais pas le moment de se focaliser dessus, je secouais ma tête pour oublier cette sensation puis repartit à l’assaut du mont, en espérant que cette fois ci, il n’y a pas de folle furieuse sur mon chemin…

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Cecilia Iole Mentina
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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Dim 11 Jan - 21:40

La première partie de son plan avait fonctionné à merveille. Le dodongo avait explosé à côté du stalfos, emportant avec lui un de ses pieds. Il était totalement à sa merci et avec le coup de la claymore, l’ambrée espérait le mettre définitivement hors d’état de nuire. Ses oreilles distinguèrent brièvement les mots que l’abomination avait prononcés et alors qu’elle tentait de lui asséner le coup de grâce, le squelette pivota sur la droite. L’une des côtes du squelette se brisa sous l’assaut de l’alchimiste, libérant contre toute attente un brasier. Cecilia recula rapidement de quelques pas, lâchant par la même occasion la claymore et agrippant sa main gauche avec son autre main. Ces flammes lui avaient causées une magnifique brûlure, la peau de sa main gauche arborant désormais une jolie couleur rouge.  

Son coup n’avait pas fait mouche et c’était le principal, mais il avait eu moins d’impact qu’elle l’espérait. Son adversaire était toujours debout et elle n’allait pas tarder à regretter d’avoir manqué son coup, surtout que sa main gauche était partiellement inutilisable. Heureusement que cette partie de sa peau était dénudée, soigner une brûlure du second degré était déjà compliqué sans qu’il ne faille s’occuper en même temps d’un tissu qui aurait pu s’incruster dans la peau après la brûlure. En tout cas, cela lui avait permis de se rendre compte qu’il y avait un feu qui habitait ce squelette, ce qui lui faciliterait grandement la tâche pour le mettre hors d’état de nuire et une bonne fois pour toute.

Mais l’ambrée ne fit pas attention à son ennemi, pensant qu’elle l’avait bien mis en déroute avec ce coup. Lorsqu’elle releva la tête dans sa direction après avoir entendu des bruits suspects, elle eut juste le temps de voir que le squelette se servait d’un arbre comme appui et qu’il l’attaquait directement avec sa lame. Cherchant à esquiver le coup en pivotant sur le côté, elle n’avait pas réagi assez rapidement pour s’en sortir indemne. La lame la toucha de plein fouet, brisant par la même occasion son masque et lui arrachant un cri. Sonnée par l’attaque, l’alchimiste tomba de tout son poids, son front heurtant violemment le sol.

Quelque chose de chaud commençait à couler le long de son visage. Sa tête avait dû heurter une pierre lorsqu’elle était tombée au sol. Sa main droite vint saisir une de ses dagues, au cas où elle devrait se défendre d’un éventuel assaut. Mais quand elle tourna légèrement la tête pour voir ce qu’il était en train de faire, elle ne put que voir le squelette s’élancer sur elle. Ses yeux ne quittèrent pas une seule seconde le brasier qui se trouvait entre ses côtés. Quoi qu’elle fasse, il lui serait impossible d’éviter à temps l’étreinte mortelle du squelette, il était bien trop imposant. Sa dernière vision fut celle du guerrier roux qui avait profité de la situation pour s’élancer vers l’abomination, avant que sa vision soit entièrement cachée par cette dernière.

Ayant encore assez de forces en elle, Cecilia eut juste le temps de créer un bouclier de vent sur elle-même afin de se protéger du brasier du stalfos. De cette manière, toute son attention était focalisée sur elle et l’hylien pourrait réussir à le vaincre définitivement, du moins c’est ce qu’elle espérait. Il fallait qu’elle tienne le plus longtemps possible mais dans tous les cas, le squelette allait y rester. Le sort de l’ambrée dépendait de la réussite de l’assaut de son allié. Sa main droite rangea la dague qu’elle tenait pour frôler une fiole. Dans le cas où la magie l’épuiserait et qu’elle ne pourrait plus se protéger, elle n’hésiterait pas à l’utiliser.

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Llanistar van Rusadir
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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Jeu 15 Jan - 15:06

« Je n’attendais que toi pour cela.»

Orpheos et lui s'échangèrent un regard d'où Llanistar tenta de masquer toute trace de son inquiétude. Sa précédente erreur avait presque valu au chancelier d'être brûlé gravement, il avait encore envie de s'en excuser auprès de lui, bien que ça ne soit pas le moment. Néanmoins, le nordique parvint à afficher une sérénité convaincante qui conserva le secret sur ses craintes. D'autant plus que sa complicité avec son musicien était sincère. Dans un cri de rage, plus destiné à lui redonner courage qu'à effrayer les bêtes, il chargea.

Le Général n'était pas à l'aise face à ces créatures nouvelles pour lui, qui semblaient pleines de ressources et dont il ignorait tout. Mais surtout, c'était face à elles que Orpheos et lui combattaient réellement ensemble pour la première fois, comme un duo, ou un couple pour ceux qui connaissaient la vérité. Llanistar faisait confiance à son ami mais, en son coeur, il savait que tant que cette paire n'aurait pas fait ses preuves, il resterait anxieux quand aux risques que le chancelier encourrait. Il se fichait bien de lui même, mais si son homme devait être blessé à cause de sa négligence, le nordique ne se le pardonnerait jamais.

Arrivé à quelques pas des Dodongos, le général se planta en garde, son épée brandie devant lui. La bête qui lui faisait face soufflait de la fumée noire par ses naseaux, ses griffes raclaient la terre et sa tête se balançaient légèrement dans l'attente d'une agression. Llanistar exécuta soudain une feinte inoffensive mais vive, qui fit réagir la créature. Aussitôt, celle ci donna un violent coup de patte tandis que sa gorge semblait s'embraser de l'intérieur. Un sourire vint au nordique, il avait compris.

Se jetant à nouveau en avant, il bondit presque au contact du Dodongo qui réagit, surpris, en tentant de lui déchirer une jambe de ses griffes. Aussitôt, Llanistar grimpa sur l'animal, écrasant sa tête, le maintenant au sol. L'épée du Rusadir vint clouer l'une de ses pattes avant, et, ainsi maîtrisé, il ne put empêcher le bras, au quart métallique, du nordique de plonger une dague dans la fragile membrane de sa gorge. Sitôt que son cri d'agonie retentit, Llanistar retira son épée et bondit hors de portée de la déflagration.

De son côté, Orpheos en était à deux Dodongos abattus. Et Llanistar aurait pu l'observer, l'admirer, des heures entières. Les Sheikahs avaient ceci d'unique que leur style de combat ressemblait plus à une dance, infiniment complexe mais magnifique lorsque exécutée par un modèle de statue comme le chancelier. Mortelle aussi, et implacable pour qui ne savait rien de l'art de se battre. Une technique d'assassins sans doute, mais d'assassins poètes.

Llanistar se relança à l'assaut, cette fois sur une des créatures dont la gueule s'ouvrait dangereusement en direction du musicien. Son souffle fut coupé lorsque l'argent lui découpa la queue et à peine se fut il, rapidement pourtant, retourné que la lame vint se ficher dans sa gorge. Agonisant, la bête se replia étrangement en boule, comme lorsqu'elle avait dévalé les flancs de la montagne. Saisissant sa chance, le général l'agrippa à deux mains, ses doigts de métal trouvant des prises dans la carapace irrégulière, et l'envoya exploser sur deux de ses congénères. Le souffle faillit déconcentrer Orpheos qui achevait le dernier de la portée et s'en écarta pour buter sur le général. Ils échangèrent un sourire mais se privèrent d'un baiser en remarquant que des soldats s'approchaient. Llanistar glissa tout de même à son amant, plutôt rassuré,


« Pas trop mal pour des oreilles pointues. »

Les soldats qui vinrent à eux étaient de la garnison du village. Ils annoncèrent que la majorité des habitants avaient été évacués et demandèrent ce qu'ils devaient faire à présent. Leur général les observa avec un regard sévère, mécontent du manque d'esprit d'initiative de leurs officiers, mais il réalisa soudain que ceux ci étaient peut être morts... Ou bien avaient fuit lâchement. Pourtant, Llanistar et Orpheos ne pouvaient rester ici. Si Ganondorf se trouvait sur le volcan, c'était de leur devoir de se confronter à lui, quand bien même l'idée suffisait à broyer de peur les tripes du nordique. Sa voix était grave et ferme lorsqu'il répondit,

« Défendez le village, contre ses ennemis, contre le feu. Ne le laissez ni se consumer ni être pris par les Dragmires ! Je vais à la poursuite de l'Ennemi sur la montagne du péril, ne me suivez qu'une fois votre tâche accomplie ici. Rompez ! Après un vif garde à vous, les soldats repartirent vers les zones de combat. Llanistar eut un regard pour Orpheos avant de lui déclarer, J'espère que nous sommes prêts pour ce qui vient. »

Leurs pas prirent la direction du Volcan, de sa silhouette de mort, des secousses qui l'ébranlaient depuis plusieurs minutes maintenant.

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Saria
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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Sam 17 Jan - 11:42

Ne faisant pas attention au brouhaha qui se trouvait autour d’elle, Saria continuait de progresser dans le village Cocorico afin de rejoindre le portail qui la mènerait jusqu’au mont du péril. Sa course fut très vite arrêtée par un garde qui semblait l’avoir suivi jusque-là au point de la forcer à s’arrêter. Il y avait des moments où elle regrettait cette petite taille, les autres hyliens ne la prenaient pas au sérieux alors qu’elle avait beaucoup d’énergie à revendre. Tentant au début de le convaincre de la laisser passer, elle constata rapidement qu’elle parlait à un sourd et que cela ne servait à rien de dialoguer avec lui. Avant même qu’elle ait eu le temps de lui fausser compagnie, ce dernier l’attrapa et la balança sur son épaule comme un vulgaire sac à patates.

Se débattant pour qu’il la pose à terre, la kokiri frappait l’armure du soldat avec ses petits poings même si elle savait pertinemment que cela ne servirait pas à grand-chose. Le chemin vers le mont du péril s’éloignait de plus en plus, elle n’avait plus qu’à tout recommencer une fois qu’elle pourrait enfin marcher. Le soldat la déposa avec des personnes âgées tout en leur demandant de faire attention à elle. Regardant l’homme partir, elle s’approcha du couple une fois qu’il ne fut plus dans son champ de vision.


"Je ne peux pas rester ici sans rien faire, faites attention à vous."

Craignant qu’ils tentent de la retenir, Saria partit instantanément. Si elle prenait rapidement de l'avance, elle savait bien qu'ils ne pourraient pas la rattraper et qu'elle pourrait continuer sa quête sans se soucier d'eux. Une fois qu’elle s’était bien éloignée, elle s’arrêta un moment afin de voir plus en détail le chemin qu’il fallait qu’elle prenne jusqu’au mont du péril. Bien sûr, la route qu’elle voulait prendre était parsemée d’embuches entre les stalfos, les dodongos et les gerudos. Contre l’avis de sa fée Talia, la kokiri s’aventura de nouveau dans les ruelles du village, cherchant à rejoindre coûte que coûte le chemin du mont du péril pour aller prévenir ses amis les gorons.

Pendant sa course, son cœur se noua. Elle avait l’impression de sentir la présence de son ami à proximité et savoir qu’il était dans cette fournaise ne la rassurait pas trop. Mais elle le connaissait bien et elle était sûre qu’il allait s’en sortir comme toujours. Continuant son chemin vers le mont, elle passa à côté d’une maison en flammes qui s’effondra avant même qu’elle ait réussi à passer. Sursautant sur le coup, la kokiri tomba sur les fesses, réalisant qu’elle serait sûrement sous les décombres à quelques secondes près. Elle leva la tête et vit une silhouette virevolter, suivie de près par trois gerudos. La femme qu’elles poursuivaient semblait mal en point, son cri de douleur lui perçait son âme et même si elle ne pouvait pas faire grand-chose pour y remédier, elle pouvait au moins l’aider à se débarrasser de ses poursuivantes.

Prenant son lance-pierre dans ses mains, elle se faufila à travers les ruelles tout en gardant son objectif en vue. Elle se rapprochait de plus en plus du danger, son rythme cardiaque s’accélérait de plus en plus avec la peur qui commençait à s’emparer de ses membres. Son esprit tentait de faire abstraction de ce problème, ce n’était pas parce qu’elle était jeune qu’elle ne pouvait pas se battre. Son ami l’avait fait avant elle, pourquoi ne pourrait-elle pas suivre son exemple ? Elle arma son lance-pierre, visa l’une des gerudos et laissa filer le projectile qui heurta sa joue.


"Par ici !"

La femme touchée s’arrêta, ses sœurs firent de même lorsqu’elles ne sentirent plus sa présence à leurs côtés. Le petit affront de la kokiri ne semblait pas leur avoir plu et elles s’approchèrent d’elle, le poing bien serré autour de la poignée de leur arme. Elle regarda dans la direction que la jeune femme aux cheveux verts sombres avait pris : sa diversion avait réussi, elle avait pu s'enfuir. Rangeant rapidement son lance-pierre, Saria agrippa des noix mojos qu’elle abattit rapidement sur le sol afin d’aveugler les femmes du désert.

Profitant de cette distraction, la sage fit rapidement demi-tour afin de les semer puis se dirigea dans la direction qu’avait prise cette étrange silhouette que ces gerudos poursuivaient. Elle ne l’avait jamais vu auparavant mais il y avait quelque chose en elle qui lui semblait familier, comme si elle avait cru reconnaitre la présence de Farore. En tout cas, impression ou non, elle était blessée et dans une mauvaise posture, la kokiri devait faire tout ce qu’elle pouvait pour l’aider.

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Negus Dragmire
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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Sam 17 Jan - 11:46



Ténèbres.

La situation devenait favorable pour l'immondice en os, bien que son état à lui devenait critique.
Malgré le fait qu'il avait brûlé les mains de l'ambrée, atteint son visage et qu'elle était désormais à sa merci. Malgré tout ces assauts, elle semblait immortelle.
Cette femme s'était réfugiée sous un bouclier d'air impénétrable qui empêchait le monstre de l'atteindre et ayant lâché son arme lorsqu'il s'était abattu sur elle, il ne pu tenter de percer celui-ci comme une brute. Mais le brasier qui s'échappait de la cotte d'os du colosse commençait à consumer la défense d'air. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne puisse ajouter son joli crâne à sa parure. Le démon d'os et de flamme se mit à frapper de toutes ses forces à l'aide de ses poings squelettiques afin d'accélérer le processus de destruction du dernier rempart.


« COUARDE !  »

*BRAM*
Un premier coup, fissurant son poing.
Les flammes rongeaient l'air protecteur.


« MISÉRABLE CLOPORTE !  »

*BRACK*
Un second coup, fracturant encore plus le poing menaçant de l'aberration.
Le brasier commençait à dévorer d'avantage la protection de vent.


« MEURS !  »

*CRAACK*
Un troisième coup, qui fit voler en éclat le bras du monstre.
Le feu quant à lui avait déjà entamé la majeure partie du bouclier, et de la bouche du Stalfos, jaillissaient des gerbes incendiaires.  

L'heure de la victoire venait de sonner...

*KRAK ! KRAK ! KRAK ! KRACK*

« Arggggh !  », un cri atroce résonna dans les rues de Cocorico.

Son ancien assaillant n'en avait pas terminé.
Sa colonne se fendit sous les assauts du Skaald. Il devait résister encore un peu. Il allait tuer cette femme, encore un simple effort ! Une fois celle-ci rayée de la surface d'Hyrule, il ne ferait qu'une bouchée du roux.

Et soudainement, la pluie se mit à tomber, ruisselant sur les os du mort jusqu'à son feu, diminuant sa puissance. Les éléments eux-mêmes jouaient en faveur des adversaires du colosse d'ivoire. Sous les coups de son assaillant, il lâcha son emprise sur l'alchimiste. Il tenta de repousser l'adversaire, puis de se relever, mais son équilibre lui manquait. Alors, il bascula et s'écrasa contre le sol boueux de la place Cocorico. Son feu se mit à diminuer, jusqu'à devenir une légère braise qui tentait tant bien que mal de survivre.

Le géant d'ivoire était tombé. 







[ Note HRP : Negus n'est pas mort, mais à première vue, il semble l'être. ]

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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Mar 20 Jan - 21:49

Les flammes glissaient sur sa lame et lui chauffaient doucement les doigts. Les mailles pesaient sur ses épaules, quand bien même il s'y était habitué. Le cuir grinça en silence, alors qu'il affermissait sa poigne sur la hampe, le regard figé. Au bout des pics de glace qui partaient de ses yeux, la Dragmire fit un petit geste pour signifier à ses troupes de s'écarter. De quoi leur négocier une piste de danse, à l'évidence. Il renifla, sans la quitter des yeux. Il savait pertinemment que s'il le faisait, il mettait une vie de plus en danger : si Swann n'avait pas encore repéré le soldat qui se jetait sur elle, lui si. Et il ne comptait pas la prévenir, quand bien même cela signifiait faire attendre. Attendre la fin du calme avant la tempête.

Bien assez vite vint l'ouragan. Le visage de la lionne se brisa alors qu'elle partait involontairement vers l'avant, titubant plus que de raison. D'apparence, son camarade d'une joute avait su mener son assaut, aussi ne se concentra-t-il pas immédiatement dessus. Les Gérudos l'encerclaient encore et passeraient à l'attaque trop vite pour qu'il puisse tenter quoique ce soit s'il ne réagissait pas maintenant. Brièvement, il se déporta sur sa gauche et envoya son pied dans l'abdomen nu (à l'inverse du sien, recouvert de mailles sous de la guerrière. De sa main droite, libre, il agrippa fermement la hampe de la lance. Ses doigts se nouèrent autour du bois, du cuir et des plumes qui tenaient lieu de parure. Sans un mot, alors que sa première adversaire suffoquait et cherchait l'air, l'Hylien tira d'un coup sec. Et s'il sentit quelques échardes griffer sa peau, par endroits, il savait que la rouquine en récupérerait bien plus que lui. Avant qu'il ne grogne et qu'elle ne lâche pour aller chuter sur les débris d'un étal en proie aux flammes, la sagaie était sienne.

Link ne se retourna pas immédiatement. Saisissant tant bien que mal l'extrémité de la lance de sa deuxième main, il frappa d'un grand coup dans son dos. S'il ne blessait personne, au moins parviendrait-il à maintenir à distance ses assaillante, le temps de leur faire face. Il pivota juste à temps pour discerner une enfant du désert se jeter sur lui, cimeterre en main. Ses contours, flous, il bondit en arrière, peinant à estimer avec justesse la distance qui les séparait. Sans qu'il ne le réalise la visibilité avait diminué, au point qu'il ne perde la Dragmire des yeux. « Maudit !— », siffla-t-il, balançant de droite à gauche le givre qui cristallisait dans ses yeux, sans parvenir à les retrouver ; elle ou son allié de fortune. En l'absence de pluie et avec tout juste une fontaine sur la place, il doutait de l'origine de la brume qui l'entourait. Non sans grincer des dents, l'Enfant-des-Bois compris que son adversaire avait ajouté quelques surprises au panel de mouvement qu'elle avait employé par le passé. Plus que de ses estocs, il devrait se méfier de sa magie.

Excalibur flamboyait toujours, éclairant à moins d'un pas autour de lui. Tout juste assez pour indiquer sa position,à un oeil entraîné et aiguisé, mais pas suffisamment pour l'aider véritablement. Sans ranger sa lame pour autant, le vagabond s'avança dans le brouillard.

La première guerrière de Ganondorf qu'il y rencontra ne fit pas long feu : ce fut l'affaire d'une simple passe pour la désarmer. Armant son bras, le blond écrasa son poing sur l'arcade de l'amazone, non sans envoyer son genou percuter son foie. Dans un souffle et sans un bruit, la farouche s'effondra, en proie aux tristes songes du Poisson-Rêve, laissant l'Hylien continuer sa quête à la recherche de Swann. Pestant contre sa naïveté de la fois passée et l'idiotie qui avait été la sienne, quand il avait laissé la bretteuse lui filer entre les doigts, le Fils-de-Personne ne vit pas venir l'acier qui monta à sa rencontre. L'épée de Légende siffla, fendant l'air, mais bien trop tard pour contrer efficacement le coup de tranche de la Gérudo. « Ugnnnh... — » Parvint-il à grommeler, alors qu'une vive douleur gagnait son flanc. La langue de feu que dessinait sa lame s'éleva avec plus de fermeté et de rigueur qu'un instant plus tôt, puis retomba. Une fois de plus, l'acier céleste chanta, avant de s'immobiliser, au terme d'un affrontement rapide, mais meurtrier. Sa main, qui avait lâché la javeline durant l'assaut, chercha l'appui froid mais salutaire des roches qui composaient la paroi d'une masure qu'il avait longé. L'humidité poissait ses tempes, rongeait son front, tandis qu'il chancelait, une grimace tordant sa gueule.

Au loin, une violente bourrasque balaya un pan de la brume, dévoilant les deux guerriers. Il grogna, toujours accolé au mur. La mer grise, de brouillard, de fumée et de gaz, se reforma aussi brusquement qu'elle s'était ouverte, sans qu'il n'ai le temps de bouger. « Cors-dieu — ... » Murmura-t-il, d'une faible voix. Et si les flammes sur sa lame brillaient encore, vivaces, l'acier s'était figé.

Quand Swann Dragmire se recula d'un petit bond, après son assaut, l'épée de Maître n'avait pas bougé, ou si peu. Tout juste avait-elle glissé de quelques pouces, comme si la poigne de son porteur se desserrait doucement. Enfouie dans un nuage de cendre, elle semblait inaccessible, à l'image de celle qu'on avait nommé Cygne. Llanistar avait échoué à l'attraper, Impa n'avait su la retenir. Et si l'Hylien ignorait tout de cela, la première fille du Patriarche avait su offrir un véritable défi, jusqu'à présent.

La parure qui ornementait la fin de la hampe, comme pour marquer la naissance de cette pointe aussi fine et aiguë qu'un surin, fredonna un air mesquin, le temps d'une seconde. Comme si l'alliage tintait clair, soudainement, juste avant qu'il ne file droit vers la hanche de la demoiselle. Et tandis qu'Excalibur sommeillait, enfoncée dans la caisse qui la soutenait, Link porta un deuxième estoc, vif et précis. Il ignorait que son adversaire portait des mailles, ce soir, mais il aurait procédé de même en le sachant : un coup de tranche rebondissait sur une cotte, là où une estocade la perçait. Son premier coup visa la hanche, juste à la naissance du bassin, tandis que le deuxième monta jusqu'à l'aisselle, cherchant à perforer et handicaper son vis-à-vis. La petite bouteille, accrochée aux atours Gérudos de la sagaie, en épousa la pointe. Il grinça des dents, alors que le temps lui semblait ralentir, puis se stopper. Cela avait beau être quelque chose qu'il avait anticipé et voulu... La déflagration le surprit néanmoins.

L'explosion calcina presque instantanément la pointe de la hampe et le projeta en arrière avec une force insoupçonnée. En dépit de la taille de l'arme, la détonation avait su l'arracher au sol pour mieux l'y plaquer à nouveau. Remerciant la cotte de maille qui lui avait évité l'essentiel des dégâts qui aurait pu lui incomber à sa précédente passe, Link tâcha de se hisser sur ses deux avant-bras, non sans cracher un peu de sang. Encore à moitié sur le dos, il peinait à distinguer quoique ce soit, tandis que le brouillard se reformait déjà. « Allez..! » Siffla-t-il, tandis que sa main glissait jusqu'à la hampe de son coutelas.

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Abel Del Naja
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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Sam 24 Jan - 15:55

Enfin un peu de difficulté ! La petite venait tout juste de parvenir à se débarrasser de ces saletés de Dodongos miniatures. Et voilà qu’elle s’emparait de la lance d’Abel pour en embrocher un, dans le but très clair de le faire exploser sous son nez. Comme le noble l’eut deviné : son adversaire usa de l’explosion produite par la mort du reptile afin d’essayer de le surprendre. Trop prévisible, pensa-t-il avec légèreté…
En revanche, il ne prévit pas que l’ennemie délaisse un instant ses armes pour vouloir l’attraper au corps à corps. Rapidement, et voyant qu’il ne saurait y échapper, Abel matérialisa de nouveau son corps pour se laisser geler la tête entre les mains glacées de la garce. Juste avant que leurs peaux n’entrent en contact, et qu’il ne soit trop tard.


-Braaaaaaaaaaaw !

Un cri de guerre sur le côté vint alerter le noble ; l’autre saleté de femme venait de ressortir du nuage de fumée. Comment avait-elle fait ?! Par quel miracle absurde pouvait-elle tenir encore debout ?! Abel n’avait pas le temps d’y réfléchir, et tout se déroula en une seule seconde après qu’il se soit dégagé de l’emprise glaçante de sa compère.
La miraculée visait la tête d’Abel de sa lame-éclair ; la frigide pointait sa cuisse gauche de sa rapière acérée. Mais elles commettaient une grave erreur en attaquant simultanément dans un périmètre aussi proche, surtout avec une arme aussi destructrice que la magie ! Abel se laissa transpercer la cuisse pour s’emparer du pommeau de la rapière par-dessus la main de son adversaire, et l’utilisa pour pivoter avec elle dans les airs, inversant leurs positions, de sorte à ce qu'elle se trouve la première devant la lame électrifiée de son alliée.


-Idiotes…

Profitant de cette parade où les deux amies risquaient une sévère collision aérienne, Abel se dématérialisa pour se laisser retomber. Il venait d’esquiver de justesse une décharge électrique, avait dû se laisser blesser pour ne pas avoir pire, et lorsque ses pieds retouchèrent la terre ferme, il faillit être incapable d’étouffer un cri de douleur. Sa cuisse ruisselait de sang. Il serait désormais moins efficace pour combattre.

Un épais brouillard se répandait non loin d’Abel, là où il avait cru voir sa camarade Swann combattre deux hommes à la fois, et le noble se demanda si elle était à l’origine de ce tour de passe-passe. Il aurait été curieux de voir la belle se démener contre deux brutes… Pourquoi Abel devait-il se coltiner deux gamines, d’ailleurs ? Pourquoi n’avait-il pas droit de faire face à deux forts guerriers qui auraient mené son corps à la ruine ?
Un regard découragé vers ses ennemies plus tard, le noble décida de reprendre un combat qui commençait à l’ennuyer. Cependant, le vif signal de douleur qu’envoya sa cuisse transpercée lui rappela, à sa grande contrariété, qu’il allait devoir s’y prendre d’une manière un peu moins frontale.

Sans mot dire, Abel tendit le bras pour leur faire un signe de la main, afin de les inviter à le rejoindre sous le toit d’une maison à l’agonie. La pluie ne parvenait pas à éteindre les flammes qui ravageaient son intérieur.
Que choisiraient-elles ? Venir le combattre jusqu’au bout, à l’intérieur, malgré l’incendie et le toit qui risquait de s’écrouler par surprise ? Ou détruire directement celui-ci, comme elles l’avaient déjà fait chez Impa ? Cette solution-ci le forcerait à fuir sous le couvert du brouillard de Swann, qui continuait de s’étendre non loin de là, et il préférait qu’elles fassent preuve de courage en venant le voir au milieu des flammes.

Abel rejoint l’intérieur de la maison incendiée. Les meubles s'effritaient en braises, le plancher noircissait, et plusieurs objets en métal se liquéfiaient. La chaleur étouffa le combattant de Ganondorf, sa peau se mit à bouillir, et son masque surchauffa contre son visage. Le masque, néanmoins, le protègerait de cet environnement hostile dès qu’il en aurait besoin – contrairement à ses deux adversaires inexpérimentées. Oui, même dans l’ombre ou la flamme, Abel resterait le plus fort ! Il n’avait plus qu’à les attendre, alors qu’une poutre embrasée menaçait de tomber juste devant la porte d’entrée grande ouverte. Ses rapières étaient prêtes à recevoir leur sang.

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Abigaïl
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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Dim 25 Jan - 12:54

Le métal de son épée tinta contre le métal de la cotte de maille que dissimulait à peine la chemise noire de la combattante. Comme au ralenti, Abigaïl sentit qu'il s'y était pris trop tard : déjà, la Dragmire roulait sur le côté, évitant par là même son coup d'estoc. D'instinct, il voulut porter un coup de tranche en diagonal, vers le bas, afin d'atteindre au moins une partie du corps de la brune, peu importait laquelle, mais il se savait trop lent face à elle, elle qui se dérobait déjà hors de sa portée - et déjà, une lance acérée vint se heurter à son bouclier rond : Les filles du Désert répondaient enfin à son arrivée. Le choc de la collision ne fit que camper le soldat plus solidement sur ses pieds, et il écarta son écu pour dévier la pointe tranchante. Garde ouverte ? Pas pour longtemps, car son épée suivait le mouvement, et Trancheloup mordit profondément le ventre exposé de la Gérudo qui l'assaillait. Il eut une brève seconde de regret en voyant son adversaire mordre la poussière, la bouche tordue par un hurlement de rage et de douleur, mais c'était elle ou lui. Raison pour laquelle il ne s'attarda pas, et réaffirma sa garde alors qu'une autre guerrière du Désert venait à sa rencontre.

Il ne manqua pas de jeter un coup d'oeil preste et perçant en direction de la Dragmire : celle-ci avait tout à fait l'opportunité de les attaquer sur un autre front tandis que ses compagnes les occupaient, le Héros et lui-même. Mais celle-ci s'était placée près de la fontaine, et... le soldat ne fut pas en mesure de noter plus de détails, même s'il lui semblait que la lionne tendait le bras – un assaut à venir ? Ses yeux alertes ne pouvaient se permettre de quitter la combattante du Malin qui lui faisait face, une Gérudo qui fixait sa posture dans l'attente d'une faille, une seule, pour pouvoir s'engouffrer dans sa défense ouverte et l'atteindre directement de son sabre recourbé. Ils s'observèrent en chien de faïence, chacun dans l'attente de l'offensive adverse, lorsque la brume vint soudain envahir les environs. Tant pis : Abigaïl porta le premier coup, et sa lame vint frapper la rousse à l'horizontal – tout du moins, la silhouette de son adversaire, qu'il peinait de plus en plus à distinguer dans le brouillard. Celle-ci poussa un cri stupéfait, mais elle frappa tout aussi fort. Il bloqua du mieux qu'il put son offensive, à l'aide du bouclier, mais lorsqu'il tenta de dévier le croissant de lune mortel vers l'extérieur, celui-ci parvint tout de même à forcer sa garde et à atteindre son armure. Fort heureusement, un coup de tranche direct n'était pas d'une efficacité redoutable contre les plaques métalliques qui le recouvraient des pieds à la tête, et il avança vers la guerrière déjà blessée pour lui asséner un coup de bouclier, sans plus se soucier du choc qu'il ressentit en réceptionnant le coup qu'elle lui avait porté à la poitrine.

Bon sang, cette purée de pois. Le soldat s'éloigna promptement de sa dernière adversaire, sans doute à terre. Il n'était pas sûr, il ne voyait plus grand chose. Il pesta silencieusement contre ce maudit tour de passe-passe, qui représentait pour lui tout ce qu'il y avait de plus fourbe en matière de combat : il détestait la magie.
Qu'importe. Cette brume non-naturelle avait au moins l'avantage d'insonoriser légèrement les lieux, et pour un guerrier en armure, c'était une bénédiction – une bénédiction qui avait ses limites, car on l'entendait tout de même. Il décida alors de ne pas trop se déplacer. Juste s'éloigner de quelques pas, afin qu'on ne puisse pas le pister : il serait bien trop facile de se rappeler de l'endroit d'où il se tenait quelques instants plus tôt, et de venir le frapper sans délai... En revanche, l'absence de vision claire accentuait sa méfiance, et en pensant qu'une attaque pouvait provenir de n'importe où, n'importe quand, il sentait son corps se raidir à l'excès, alerte mais tendu.

Très honnêtement, il s'attendait à ce que le coup lui parvienne dans le dos. Mais sa vigilance ne put suffire tant les pas de la Lionne se faisaient feutrés. Il sentit tout de même un mouvement dans son dos, et du coin de l'oeil, entraperçut une silhouette penchée derrière son genou – l'adrénaline le saisit alors que la pointe de la lame ennemie s'enfonçait déjà dans l'articulation de son armure. Trop tard. Mais les jambières de cuir rugueux qui recouvraient ses membres sous sa cuirasse parvint à amortir un peu le tranchant de l'attaque : celle-ci aurait pu percer sa jambe une bonne fois pour toutes et réduire ses déplacements à néant, s'il ne s'était pas déjà fait avoir quelques années plus tôt au même endroit. L'attaque du Ranch par les armées du Malin avait laissé ses traces, et pour s'être déjà pris un tel coup mortel derrière le genou, le soldat avait renforcé les protections matérielles comme il pouvait.
Le cuir qui recouvrait la partie visée par Swann céda tout de même sous l'assaut, mais si l'acier perça la chair, il ne put le faire suffisamment pour handicaper le garde. Celui-ci se retournait déjà, en pivotant sur sa jambe libre, brève tentative pour déloger la lame de la Dragmire – ou mieux encore, de coincer celle-ci dans son armure pendant qu'il se mouvait - mais la Lionne réagit au quart-de-tour et délaissa la plaie superficielle qu'elle venait de lui causer pour cette fois tenter d'atteindre son bras armé. Il vit sa main droite remonter vers lui, vive comme une vipère, l'arme mortelle toujours au poing.


« Mange, garçon. »

Le métal légèrement teinté de sang passa dans l'ouverture de son armure, au creux de son bras, et le soldat ne chercha pas même à bouger l'épée qu'il tenait entre ses doigts : Trancheloup lui était inutile dans un tel cas. Mais alors que la pointe de la lame ennemie perçait une nouvelle fois sa chair, l'ex-garde royal porta un coup violent de bouclier à son adversaire, transformant sa protection en arme, en usant de toute la puissance brute dont il était capable. Avec son écu rond, il frappa de plein fouet la guerrière à la poitrine. Mais au même moment, en une fraction de seconde, la Dragmire leva sa main gauche en sa direction. Entre ses doigts, une carte de papier.

Malgré le poids conséquent que lui prodiguait sa cuirasse, Abigaïl se sentit décoller, soufflé par la bourrasque agressive que la magie élémentaire de la Lionne avait eu le temps de provoquer. Il tenta de pencher la tête et les bras en avant afin d'éviter tout risque de se briser quelque chose pendant l'atterrissage douloureux qui l'attendait, mais déjà son dos percutait la pierre avec brutalité. La pierre... et l'eau. Le soldat était tombé dans la fontaine, en évitant de très peu le rebord qui aurait pu s'avérer mortel pour sa nuque. Sonné, incapable de se mouvoir et ne serait-ce que de respirer sous le choc du coup, il resta étendu pendant un temps, laissant le liquide glacé s'insinuer dans les articulations de son armure. Ses blessures toutes fraîches pulsaient à son bras et derrière sa jambe, mais elles n'étaient pas mortelles, et son corps savait encaisser la douleur. Il toussa, encore, encore, mais le sang ne remonta pas à sa gorge : son armure avait su protéger sa colonne vertébrale, même si elle n'avait en rien amorti sa chute.


« Bordel, » eut-il le temps d'articuler tout en se redressant, lorsqu'une déflagration écarta la brume opaque de l'endroit d'où il venait. L'explosion lui révéla momentanément les deux autres combattants, et entrevoir le Héros du Temps, même à terre raviva en lui une flamme tenace d'espoir et de bravoure. Aucun d'entre eux n'était seul face à cette femme-assassin ; ils étaient en mesure de ne lui laisser aucun répit. Il enjamba avec urgence les rebords de la fontaine. L'eau avait alourdie son armure, mais qu'importe : il n'avait jamais compté sur sa vitesse en combat. Sa poigne se resserra sur le manche de son épée, avant qu'il ne brandisse son bouclier vers l'avant. Puis il fonça, la garde fermée, prudente, vers celle qui avait déjà su goûter de son sang. Il comptait bien lui rendre la pareille.

Il sprintait de plus en plus, alors qu'il se rapprochait de la zone de combat, car il connaissait la lourdeur de son armure comme si elle était la sienne, et il savait se mouvoir contre elle, malgré elle, avec elle. La silhouette de la Dragmire lui était à présent familière, et il ne perdit pas une seconde avant de lui porter un assaut frontal, sans se soucier de son état après la déflagration - il n'était pas un aristocrate, un gentilhomme au sens infaillible de l'honneur. C'était une chose qu'il trouvait tout à fait absurde en temps de guerre : il n'allait pas faire de cadeau à l'ennemi qui venait détruire sa vie ainsi que celle de tous ses proches, détruire ce village qu'il avait appris à aimer comme le sien.

Son bouclier le protégeait des coups directs, frontaux, tandis que son épée s'orientait en une estocade ferme (bien qu'il ne pouvait y mettre toute sa puissance en raison du coup qu'il avait reçu plus tôt), une frappe qu'il dirigeait vers les muscles de l'épaule de la Lionne, vers ces tendons qui reliaient son bras armé à sa poitrine. Tout comme elle avait cherché à frapper d'incapacité les déplacements du soldat de la Reine en le touchant derrière la jambe, lui-même cherchait à lui ôter toute possibilité future d'offensive.

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MessageSujet: Re: Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]   Mer 4 Fév - 0:33


Les braises de ses yeux ne brillaient pas et pourtant sa gorge rougeoyait plus que jamais. Sous la membrane qui reposait sur ses pupilles, l'incendie ne dormait pas. Son regard, attiré ça et là, suivait tantôt les colonnes de fumées qui montaient vers les cieux, tantôt les éclats brûlants qu'il parvenait à capter. La vitesse lui interdisait tout détail, tandis qu'il dévalait le versant, mu par une rage séculaire et immortelle. Les pattes de la bête, recourbées et ramenées contre lui, il roulait mieux que la plus ronde des roches. De sa gueule légèrement entrouverte fuyait le torrent de flammes qui semblait entourer tout son être. Quelques-uns de la tribu des pierres se tenaient jadis sur son chemin, accompagnés de guerriers tritons et de femmes à la peau basanée. Derrière lui ne demeurait que le sang, les os broyés et les chaires calcinées. Car rien ne l'arrêterait plus, dorénavant.

En moins de temps qu'il ne lui en fallait pour s'arracher au sommeil, le mastodonte avait sillonné tout le long du Mont du Péril. Dans son sillage, la montagne hurlait, claquoir béant et sanguinolent. De son simple réveil, il avait su briser les chaînes du volcan déjà malmené. Le nuage qui trônait sur le cratère s’intensifiait à mesure que ne chutaient des pans entier de son domaine. Des fragments du Pic qu'il arrachait. Que sa course délogeait bien involontairement mais sans le moindre remord. Le brasero logé entre ses mâchoires chauffait de plus en plus, grimpant aussi vite que sa fureur. Le Saurien feula et les flammes débordèrent un peu plus, entre ses crocs. D'abord doucement, puis avec plus de force. Bien vite, son cri rauque avait envahi le flanc de montagne qui chutait presque avec lui. Sans doute entendait-on son rugissement jusqu'en bas du Mont, au plus profond des tanières de chaume qui abritaient tant des proies qu'ils chassaient autrefois.

Avant même de le réaliser, la Guivre des Galeries s'éleva à la manière de certaines de ses soeurs capable de se hisser jusqu'au Maître de Feu. Aucun des siens n'osait franchir le chemin des Dents-de-Pierre, ni même passer la falaise. Lui volait au-delà de la mort, enveloppé d'un linceul parfois carmin, parfois orangé. Si vite qu'il avait appris à se soustraire aux lois de la terre et du ciel, il se laissa retomber. En cette nuit plus noire que l'encre, où la ravine s'improvisait son tremplin, il n'était plus un simple saurien, il n'était plus une simple vouivre. Il devenait l'astre de mort. Ce soleil noir qui s'effondrait sur un monde et le perforait jusqu'aux boyaux. Il n'avait pas d'ailes et n'en avait pas besoin. Le manteau incandescent qui était le sien était la preuve de ce qu'il avait toujours été.

L'ardoise avait sifflé sous la chaleur avant de craquer sous son poids. En l'espace de quelques secondes ; avant que l'enfant n'ai fini de crier ; l'intégralité de la masure avait rejoint la boue. Les poutres grésillaient encore et la chaux sombrait dans la vase quand il s'éloigna, dans les secondes qui suivirent l'événement. La bête roula encore, virant soudainement de bord. Une traînée ardente la suivait, marquant la terre des mêmes stigmates que l'acier laisse sur les chairs. Un son strident perça sa carapace alors qu'il sifflait comme le plus vile des serpents. Une nouvelle fois, des rivières mordorées s’échappèrent d'entre les rangées de canines qui tapissaient sa gueule. Les braises de ses yeux brillaient, désormais.

... Alea Jacta Est ...

Le chaos qui résulte de la descente du Roi Dodongo sépare la bataille pour le contrôle de Cocorico en deux parties. D'un côté, des groupuscules tentent de gagner le chemin vers le Mont et seront tous soumis à un D3 (Dé à trois faces), quand un autre groupe devra faire face à l'arrivée impromptue du seigneur des Sauriens. Ces individus-ci, qui ne représentent pas l'intégralité des combattants présents au Village (qui, rappelons-le, ne fait pas la taille de celui du jeu) seront tous soumis à un D6 (Dé à six faces).

*

Le D3 concerne l'intégralité des individus cherchant à passer jusqu'au Mont du Péril, dorénavant vide d'obstacle. Aria Fezerion, Llanistar van Rusadir et Orpheos tentent de déjouer les pièges qui se dressent sur le chemin vers l'ascension.

D3 — Un passage dangereux : Aria Fezerion

Si le résultat est compris entre 1 et 2 :
Aria a tout juste le temps d’apercevoir la boule de feu géante, que forme le Dodongo, lui passer bien au dessus de la tête. Les éboulis qui chutent avec le mastodonte bloquent la villageoise qui la poursuivait depuis lors, sans arrêter la jeune femme. La route vers le mont s'ouvre devant-elle, mais dès lors qu'elle débute l'ascension, un éboulement se produit derrière elle. Il n'est pas possible de redescendre vers le village dans l'immédiat.

Si le résultat est 3 :
Alors qu'Aria aussi vite qu'elle le peut, le Dodongo file au dessus d'elle, comme une étoile. Derrière lui, une pluie de pierre bloque le chemin vers le Mont du Péril, forçant la jeune femme à rebrousser chemin.

D3 — Un passage dangereux : Llanistar van Rusadir

Si le résultat est compris entre 1 et 2 :
Quand Llanistar distingue l'étoile ardente qui choit dangereusement sur le village, il a d'ores et déjà commencé à grimper le dur chemin du Péril. Prêt à retrousser chemin, il doit néanmoins se jeter sur le côté pour ne pas finir broyé par les roches qui suivent le Roi Dodongo. Quand la pluie de pierre cesse enfin, le chemin du retour est bloqué, contraignant le Général à reprendre l'ascension.

Si le résultat est 3:
Llanistar est engagé sur l'ascension quand le Dodongo s'aventure au dessus de lui. Bien que fermement cramponné à la falaise, le nordique ne peut éviter la roche qui percute sa cuirasse sans le blesser, mais qui le fait tomber. Quand le Général se relève, le passage est bloqué et son amant semble avoir disparu. Le chemin vers le mont est inaccessible dans l'immédiat.

D3 — Un passage dangereux : Orpheos

Si le résultat est compris entre 1 et 2 :
Orpheos a déjà amorcé l'ascension quand passe le Roi Dodongo. Habile et rodé aux exercices de souplesse, le Sheikah évite sans mal les roches qui tombent avec le Saurien. Conscient qu'il ne pourra pas faire marche arrière, néanmoins, il continue de grimper jusqu'au Mont.

Si le résultat est 3 :
Tout aussi agile qu'il puisse être, Orpheos ne peut s'extraire à la pluie de pierre qui semble poursuivre le Roi Dodongo. Il chute en contrebas et ne parvient pas à se relever à temps pour reprendre l'ascension. Dans l'immédiat, le reste de l'aventure prend place au Village.

[NOTA BENE : Tous les personnages qui franchissent le mont durant ce tour sont susceptibles de gagner directement le cratère. En l'absence des personnages joueurs pour défendre celui-ci, en raison de l'action précédente du Roi Dodongo, Llanistar, Orpheos et Aria sont exempt de jet de dés, s'ils parvient à monter.]

*

Le D6 concerne les combattants exposés à la fougue du Dodongo. Celui-ci chute dans les alentours de la place centrale qui ont vu se dérouler l'affrontement opposant Negus à Cecilia et Lanre et qui observent encore le combat entre Abel, Eluria et Miltiades. C'est donc logiquement vers eux que la créature se tourne. Negus étant d'ores et déjà incapable de combattre, il n'est pas soumis aux dés.

D6 — Face à la bête : Abel del Naja

Si le résultat est 1 ou 2 :
Lors de sa chute, le Dodongo s'écrase sur la maison qui jouxte celle où Abel s'est retranché. La secousse est si forte qu'elle en provoque un léger glissement de terrain, lequel résulte sur l'effondrement partielle de la maison qui accueille Abel. Le Dragmire, sonné est incapable de faire appel à ses talents de Passe-Muraille pour ce tour-ci.

Si le résultat est 3 ou 4 :
C'est directement sur la maison qui accueille Abel que le Dodongo s'écrase. Avant que celui-ci ne puisse réagir, il est violemment percuté par une poutre en proie en flammes. Sonné mais encore conscient, le Dragmire parvient à s'extirper de son calvaire mais doit quitter la masure de toute urgence. Superficiellement blessé, il n'est pas handicapé pour la suite des actions.

Si le résultat est 5 :
Abel n'a pas le temps de réaliser ce qui lui arrive qu'une poutre enflammée percute violemment son thorax. Le Dodongo s'affale sur la bicoque en laquelle il a trouvé refuge et les flammes rongent son torse, le laissant douloureusement brûlé et avec la survie pour unique enjeu. Incapable de continuer le combat dans de telles conditions il doit avant tout s'extraire des décombres. Une fois dehors il souffre d'un handicap modéré dans la bataille.

Si le résultat est 6 :
Le Dodongo écrase lourdement la demeure ou Abel s'est retranché. Les flammes qui recouvrent les écailles de la bête brûlent Abel autant que les piquants ne le blessent. Dangereusement blessé, le Dragmire souffre d'un handicap considérable pour la suite des événements et doit avant tout s'extraire à la maison en flammes.

D6 — Face à la bête : Eluria Daerren

Si le résultat est 1 ou 2 :
Eluria, aux prises avec Abel quelques instants avant la chute du Dodongo, est suffisamment proche du point d'impact pour en ressentir les effets. Elle titube comme si elle avait bu, avant de perdre l'équilibre. Glissant sur la boue, l'arrière de son crane vient percuter une racine, la laissant violemment sonnée. Incapable de reprendre le combat dans l'immédiat, la jeune femme est à la merci de ses opposants.

Si le résultat est 3 ou 4 :
Secouée par l'impact du Roi Dodongo, Eluria perd l'équilibre et chute lourdement. L'arrière de son crâne percute une racine qui la laisse trop sonnée pour reprendre les armes dans l'immédiat. Dépendante de sa camarade pour se tirer de ce faux-pas et toujours au sol, la jeune femme tente d'appeler à l'aide, en vain. Elle ne parvient qu'à alerter un bébé Dodongo égaré qui se jette sur elle, la mordant à l'épaule déjà mutilée.

Si le résultat est 5 :
Envers et contre tout, Eluria parvient à rester debout, quand bien même son équilibre reste des plus chancelants. Ses doigts se crispent alors qu'elle se prépare à ce qui va arriver. Qu'elle n'est pas sa surprise quand elle distingue enfin le Roi Dodongo sortir des décombres ! La jeune femme improvise tant bien que mal un sortilège qui ne parvient pas à arrêter la bête, ni même à la dévier. Le cuir du Saurien percute violemment la Rédemptrice à la jambe, l'entaillant profondément.

Si le résultat est 6 :
En dépit de toute l'énergie que la jeune femme a mis dans la préparation de son assaut, elle ne parvient pas à se protéger du Saurien, mais réussit à l'énerver. Alors qu'il passe droit sur elle, le Roi Dodongo dévie sa trajectoire et frappe d'un violent coup de patte Eluria, lui brisant la jambe sur le coup.

D6 — Face à la bête : Miltiades

Si le résultat est 1 ou 2 :
Miltiades n'a pas le temps de s'éloigner quand le Dodongo chute sur la masure. A quelques pas de l'impact à peine, elle ne peut s'éviter une chute aussi douloureuse pour son ego que pour son poignet, sur lequel la jeune femme écrase maladroitement tout son poids.

Si le résultat est 3 ou 4 :
Miltiades s'effondre malgré ses tentatives de garder l'équilibre. Tendant tant bien que mal les mains en avant pour se réceptionner, elle doit néanmoins jouer avec la boue : son poing glisse et s'embourbe dans la vase, tant et si bien qu'elle perd son épée. Son bras rappe douloureusement une roche alors qu'elle rampe pour essayer de la récupérer. A quelques pouces seulement de la garde de son arme, la rédemptrice tente de grignoter les derniers centimètres, mais une roche vient s'écraser sur la lame, la brisant en deux.

Si le résultat est 5 :
Alors que Miltiades, au sol, s'affaire à récupérer la lame qui lui a échappé des mains après la chute du Dodongo, elle reçoit une large roche sur le poignet droit. La jeune femme pousse un cri strident tandis que l'articulation se brise dans un bruit lugubre. Incapable de bouger la main, la rédemptrice va devoir jouer gauchère pour la suite des événements.

Si le résultat est 6 :
Miltiades n'est pas tombée mais reste un instant incomprise face à la créature qui lui fonce dessus. Consciente qu'elle ne pourra pas affronter la bête, la jeune femme se retranche soudainement dans une maison juste derrière elle. Avant de pouvoir en sortir, elle entend les pleurs d'un nourrisson et s'approche. Si la jeune femme n'est pas handicapée au combat, elle doit cependant veiller qu'il n'arrive rien à l'enfant. Par conséquent, les prises de risques potentielles sont largement diminuées.

D6 — Face à la bête : Lanre

Si le résultat est 1 ou 2 :
Lanre, aperçoit l'étoile en chute depuis le Village et réalise que la créature va s'effondrer sur l'une des bâtisses. Sans trop savoir pourquoi, il se met en tête de la suivre et tandis qu'il court les yeux rivés sur le ciel, il est percuté par un mur compact de vieillards, de femmes et d'enfants. Avant qu'il n'ai pu souffler, le roux est éloigné de la zone de combat.

Si le résultat est 3 ou 4 :
Les yeux et le nez en l'air, à la poursuite de l'étoile en chute, Lanre n'aperçoit que trop tard la menace qui se dessine devant lui. Le cimeterre manque de lui dessiner une deuxième paire de lèvres sous le menton, mais rencontre à la place le bras qu'il a levé juste à temps. L'acier pénètre la chair sur un peu plus de trois centimètres. Si le roux ne sent pas nécessairement la douleur, le sang qui coule le long de l'arme de son adversaire est suffisant pour le renseigner. Passé l'effet des potions, il devient difficile de manier son bras (et par conséquent la claymore).

Si le résultat est 5 :
Le roux parvient à suivre l'étoile qu'il a repéré dans les cieux jusqu'à ce qu'elle s'écrase sur l'une des masures. Alors qu'il se rue au combat, le Roi Dodongo le projette d'un puissant coup de queue. Lanre percute la façade d'une autre maison, et se relève avec deux cottes cassées.

Si le résultat est 6 :
Lanre se jette à l'assaut de la bête et parvient à éviter la queue qui l'attendait pourtant. Alors qu'il parvient à se glisser dans le dos du Saurien, celui-ci pivote suffisamment rapidement pour surprendre le roux et le frappe d'un violent coup de tête en plein thorax, lui déboîtant une épaule. Avant même qu'il ne puisse le réaliser, le Ceald est propulsé dans les airs, comme si le Dodongo l'avait jeté vers le haut.

D6 —  Face à la bête : Cecilia

Si le résultat est 1 ou 2 :
Cecilia est toujours au sol quand le Roi Dodongo chute sur la masure. La jeune femme tente de se relever, sans y parvenir. Les forces lui manquent et bien qu'elle essaye de se hisser, la foule des fuyards la bouscule, la jetant, le visage dans la boue.

Si le résultat est 3 ou 4 :
Alors qu'elle tentait de se relever, Cecilia est prise dans un mouvement de foule tandis que les derniers résidents sont évacués par la garde de Cocorico. Malheureusement pour elle, vieillards, femmes et enfants poursuivent un seul objectif : s'arracher vivants à ce bourbier. Alors que son visage embrasse la boue et le sang, une fillette marche sur la blessée, enfonçant maladroitement la tête de Cecilia dans la vase. La jeune femme, en insuffisance respiratoire considérable manque de s'étouffer quand la foule passe enfin. Meurtrie de courbature et couverte de terre autant que de traces de chausses, elle se tourne sur le dos, incapable de se relever, priant les Déesses de lui offrir une nouvelle occasion de respirer.

Si le résultat est 5 :
En rabattant tant bien que mal ses jambes contre elle et en se plaquant contre un tonneau non loin, Cecilia parvient à s'arracher au mouvement de foule qui aurait pu la tuer. Alors que la jeune femme pousse un profond soupir, la lueur d'une torche vient éclairer son visage malmené par Negus. « Debout ! » Lance alors un soldat de l'armée Hylienne, tendant la main. « Mais... Vous êtes de cette organisation criminelle ? » Souffle-t-il alors, en repérant l'uniforme et le masque brisé de Cecilia. « Venez avec moi. » Ajoute-t-il, soudainement sec, tandis que ses camarades soulèvent la jeune femme et enserrent ses poignets de carcans de fer.

Si le résultat est 6 :
Recourbée contre son tonneau, seule, loin de tout mouvement de foule ou de tout troupier de Llanistar van Rusadir, Cecilia aspire à un instant serein de calme. La jeune femme sent son énergie l'abandonner et le sommeil s'emparer d'elle. Devant ses yeux s'allument des couleurs vivaces tandis qu'à ses tympans bourdonnent de violentes explosions. Elle ignore s'il s'agit d'éléments réels ou que son esprit imagine, mais peu à peu prend conscience qu'un corps chaud a atterri sur ses genoux. Prise d'une peur panique, la Rédemptrice ne comprend que trop tard qu'il s'agit du cadavre d'un bébé Dodongo projeté hasardeusement par le Roi Dodongo. Quand elle le repousse, le souffle de l'explosion la projette néanmoins contre le mur, la laissant violemment sonnée.

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Toute demande d'intervention du Narrateur doit être réalisée auprès de l'administrateur RP, au risque de rendre la procédure (et l'intervention) nulle !
—Ce compte est un MJ, il sert à équilibrer certains RPs en rajoutant des PNJs ou en créant des imprévus.—
—Ce compte peut être incarné par différentes personnes et a la même autorité d'un modérateur (les résultats des dés ne sont pas contestables).—
—Ce compte, enfin, est là pour vous aider à jouer plus agréablement encore. Si vous avez besoin de ses services dans votre RP, merci d'envoyer un MP à l'administrateur RP, une réponse vous sera fournie au plus vite.—
Joueurs actuels l'incarnant : Lanre [Principal] / Eorah au Vif-Argent
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Le Fléau de Din - Village Cocorico [Zone 1]

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